Peine allégée pour le pédophile de l'Aiglon Collège

Le pédophile bernois, qui avait abusé d'une cinquantaine d'adolescentes lors d'un camp de vacances à Fiesch (VS) ainsi qu'à l'Aiglon Collège de Villars (VD), restera moins longtemps que prévu derrière les barreaux.
06 août 2015, 14:51
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
The Aiglon College at Chesieres, Switzerland, on Sunday, October 11, 1998. (KEYSTONE/Fabrice Coffrini)

Le Tribunal cantonal du Valais a en deuxième instance abaissé la peine à l'encontre d'un pédophile, de 13 à 11 ans et huit mois de réclusion. Ce sexagénaire bernois avait été reconnu coupable d'actes d'ordre sexuel avec des enfants, de contraintes sexuelles et de viols.

L'homme était accusé par le Ministère public d'agressions sexuelles sur des jeunes filles, la plupart âgées de moins de 16 ans, lors d'un camp de vacances au centre sportif de Fiesch (VS), dans les années 90. Il entrait alors durant la nuit dans leurs chambres et les droguait, avant d'abuser d'elles.

En 2000, le Bernois avait également agressé de la même manière trois élèves de l'école privée de l'Aiglon Collège à Villars-sur-Ollon (VD), affaire qui avait suscité un grand émoi.

En outre, en 1998, il avait "cruellement violé" une jeune femme en Valais central, selon les termes du communiqué du tribunal cantonal diffusé mardi. Et en 2007, il avait blessé un homme dont il traquait la fille dans le canton de Soleure.

Le sexagénaire avait été reconnu coupable d'actes d'ordre sexuel avec des enfants, de contraintes sexuelles, de viols, de lésions corporelles simples et de menaces par le tribunal d'arrondissement du Haut-Valais à l'été 2011. Il avait été condamné à 13 ans de prison. De nombreux délits, prescrits, n'avaient pas pu être pris en compte.

Le tribunal avait ordonné l'internement du condamné. Ce dernier avait fait recours contre ce verdict, niant notamment le viol présumé de 1998.

Acquitté pour deux accusations

Dans son jugement du 20 septembre dernier, le tribunal cantonal du Valais a lui conclu "que pour deux accusations, les preuves ne sont pas suffisantes pour une condamnation". Il a donc acquitté l'accusé sur ces deux points. Pour le reste, il a confirmé le verdict de première instance, n'ayant "aucun doute sérieux" sur le viol de 1998.

L'expert du tribunal ayant affirmé que les troubles mentaux de l'accusé pouvaient être soignés, le tribunal cantonal a par ailleurs ordonné, en lieu et place de l'internement, une mesure thérapeutique institutionnelle dans un établissement fermé ou un centre de détention "en raison du caractère dangereux de l'intéressé".

En 1979, l'homme avait déjà été condamné à dix ans de réclusion pour des faits similaires.