Ste-Croix: des compléments d'études demandés pour le Parc éolien

Le Tribunal cantonal vaudois a besoin d'un complément d'études du parc éolien de Ste-Croix. Dans un communiqué publié aujourd'hui, la Cour de droit administratif et public a admis des recours contre un plan d'affectation. Elle se prononcera à nouveau après avoir reçu les compléments demandés.
07 août 2015, 15:09
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Le parc éolien de Ste-Croix serait le premier parc du canton de Vaud.

Dans un communiqué publié en fin de journée mardi, le canton de Vaud indique que le Département du territoire et de l'environnement prend acte de la décision de la Cour. Et ajoute que ce même département devra rendre une nouvelle décision sur la base des compléments d'étude demandés.

"Nous attendions cette décision avec impatience car beaucoup de griefs ont été formulés par les opposants sur de nombreux aspects", indique Cornelis Neet, directeur général de l'environnement."Nous sommes déçus de voir que le canton devra effectuer une nouvelle pesée d'intérêts alors que seuls deux points nécessiteront un complément d'étude. Mais le projet a passé sur plusieurs autres aspects, c'est aussi un encouragement".

Peu de griefs retenus

Le communiqué précise en effet que la cour rejette "une grande partie des griefs formulés par les opposants". "Un des éléments forts critiqués était la planification du canton", poursuit Cornelis Neet. "Et sur ce point, le Tribunal cantonal n'a pas retenu les griefs des recourants. C'est rassurant pour les autres projets, cela donne un cadre".

Interrogé sur la suite, le directeur général de l'environnement indique que "pour nous, cela vaut la peine de continuer, mais nous ne maîtrisons pas tous les enjeux financiers. Nous allons devoir discuter avec Romande Energie". Quant aux opposants, l'ats n'est pas parvenue à les joindre mardi soir.

Serpent de mer

Le projet de parc éolien de Ste-Croix, porté par Romande Energie, est le premier du canton de Vaud. Mais il divise le village depuis des années et a suscité de nombreuses oppositions.

En février 2012, la majorité des votants sainte-crix (53%) l'avait cependant accepté. Il vise à l'installation de six mâts devant produire l'équivalent de la consommation annuelle de quelque 6000 ménages.