Aéroport de Genève: des activistes d’Extinction Rebellion ont bloqué le terminal des jets privés

Des membres d’Extinction Rebellion ont bloqué samedi durant plusieurs heures trois accès d’un terminal à l’aéroport de Genève. Leur but: dénoncer l’impact climatique des jets privés. Le terminal principal n’a pas été perturbé.
16 nov. 2019, 14:06
/ Màj. le 16 nov. 2019 à 16:27
Extinction Rebellion climate change activists block an entrance to general aviation terminal at the Geneva Airport, in Geneva, Switzerland, Saturday, November 16, 2019. (KEYSTONE/Martial Trezzini)

Des militants d’Extinction Rebellion ont bloqué pacifiquement samedi le terminal des jets privés de l’aéroport de Genève durant deux heures et demie. Ils ont accepté de quitter les lieux par eux-mêmes.

La centaine d’activistes présents ont bloqué les trois accès du terminal. Une trentaine d’entre eux se sont tenus fermement durant deux heures et demie pour empêcher toute entrée et sortie. Les autres sont restés debout, chantant, applaudissant, tenant des pancartes de nuages blancs ou agitant des drapeaux à l’effigie de leur mouvement.

 

 

«Participez à la solution et pas à la pollution», affichait la pancarte de l’une des manifestantes. Les jeunes représentaient la majorité des activistes présents à cette action non violente, qui s’est déroulée dans une ambiance bon enfant. Plusieurs participants ont joué de la musique et un filin a même été tiré entre deux arbres pour des exercices d’équilibrisme.

Nous voulons dénoncer ce moyen de transport complètement absurde.
Micaël Metry, un des porte-parole d’Extinction Rebellion

«Nous voulons dénoncer ce moyen de transport complètement absurde puisqu’un jet privé émet vingt fois plus de CO2 par passager qu’un avion classique», explique l’un des porte-parole du collectif, Micaël Metry. Après plus de deux heures d’occupation, le groupe a finalement décidé d’accepter la suggestion de la police cantonale de Genève d’évacuer les lieux.

Eventuelles conséquences

Les activistes, qui n’avaient pas fait de demande officielle avant cette manifestation, ont obtenu l’autorisation de quitter les lieux par petits groupes. Leur identité a été prise par la police cantonale. «Aucune décision n’a encore été prise quant à d’éventuelles conséquences suite à cette action», a précisé son porte-parole, Silvain Guillaume-Gentil.

Extinction Rebellion entend alerter la population sur l’urgence climatique. Ces derniers mois, la branche genevoise de cette organisation a notamment détourné des affiches publicitaires et organisé un «die-in», soit une manifestation consistant à s’allonger par terre.