CERN: un court-circuit retarde le redémarrage du collisionneur de hadrons

Le grand collisionneur de hadrons (LHC) ne fonctionnera pas cette semaine au CERN. Un court-circuit survenu dimanche a retardé son redémarrage.
07 août 2015, 15:14
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Le redémarrage du LHC provoque une grande excitation au sein de la communauté scientifique.

Un court-circuit survenu samedi dernier au sein du grand collisionneur de hadrons (LHC) oblige les responsables du CERN à repousser le redémarrage du plus puissant accélérateur de particules au monde. Il n'y aura pas de faisceau en circulation dans le LHC cette semaine, a indiqué le CERN mercredi.

L'incident s'est produit dans l'un des circuits des aimants, a précisé le CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire). Le problème se situe dans la partie froide du LHC. La réparation pourrait prendre des semaines, si les ingénieurs se retrouvent contraints de réchauffer la machine pour réparer.

Frédérick Bordry, directeur des accélérateurs du CERN, a expliqué dans le communiqué envoyé par l'organisation, qu'une machine cryogénique était un amplificateur de temps. "Ce qui n'aurait pris que quelques heures dans une machine à température ambiante pourrait ainsi nous prendre des semaines".

Actuellement, le CERN évalue la situation et un calendrier révisé du redémarrage de l'accélérateur sera publié dès que l'organisation disposera de tous les éléments liés à cet incident. Selon le centre de recherche, les conséquences sur l'exploitation du LHC seront minimes.

De grands espoirs

Le LHC a été arrêté pendant deux ans pour une révision et une adaptation. Dans cette deuxième phase d'exploitation, la machine doit atteindre son plein potentiel. L'énergie des collisions entre protons atteindra 13 TeV (tera-électron-volts), soit près du double de l'énergie produite lors de la première phase d'exploitation.

Le redémarrage du LHC provoque une grande excitation au sein de la communauté scientifique. L'accélérateur a déjà permis, lors de sa première phase d'exploitation, de confirmer l'existence du boson de Higgs. Les chercheurs espèrent percer d'autres mystères de l'Univers lors de la deuxième phase d'exploitation de cette machine unique.