Genève: le militant antispéciste suspecté d’avoir jeté des pierres sur une boucherie de Nyon va être libéré

Le militant antispéciste incarcéré, soupçonné d’avoir participé à 17 actions de «sabotage», doit être libéré de la prison de Champ-Dollon. Des mesures de substitution ont été ordonnées. Son procès se déroulera le 6 novembre.
18 oct. 2019, 06:43
/ Màj. le 18 oct. 2019 à 13:27
L'antispéciste est en détention préventive à la prison de Champ-Dollon depuis le 1er décembre. (Illustration)

Le Tribunal fédéral exige la mise en place de mesures de substitution à la détention d’un antispéciste, soupçonné d’avoir participé à plusieurs actes de vandalisme, a annoncé jeudi soir son avocat. L’activiste est en détention provisoire depuis plus de dix mois.

Le tribunal de police doit exécuter «dans les plus brefs délais» ces mesures substitutives et libérer le suspect de la prison de Champ-Dollon, a précisé le défenseur dans un communiqué. La décision devrait être effective la semaine prochaine, a-t-il ajouté.

Le militant antispéciste est accusé d’avoir participé à 17 actions «de sabotage», selon son avocat, dont des caillassages de vitrines de boucherie à Genève et à Nyon (VD), des dégradations dans l’abattoir de Perly (GE) et des attaques de locaux liés à l’expérimentation animale dans le canton de Fribourg.

Nous plaiderons de nombreux acquittements.
M.Peter, avocat du militant antispéciste

L’essentiel des actes sera contesté et «nous plaiderons de nombreux acquittements», a souligné M.Peter. L’activiste antispéciste se trouve en prison depuis le 1er décembre. Sa détention provisoire a été prolongée à deux reprises par la justice genevoise, dont la dernière fois fin août.

La justice genevoise avait estimé impossible de libérer le prévenu en raison des risques de récidive qu’il présentait, a expliqué M.Peter. Le militant a des antécédents, mais uniquement pour des dommages à la propriété. Jamais il n’a commis de violence envers des personnes. Pour l’avocat, la justice s’acharne sur son client.

Le procès de l’activiste antispéciste est prévu le 6 novembre prochain devant le Tribunal de police de Genève. Il s’assoira sur le banc des accusés à côté d’un autre militant, qui, contrairement à lui, n’a pas été placé en détention préventive. Deux ou trois autres personnes seront aussi jugées pour des actes accessoires.