Genève: les différents syndicats ont refusé la proposition du Conseil d'Etat

Le Comité unitaire de la lutte a décidé de refuser tout net la proposition du Conseil d'Etat. Les syndicats attendent le soutien des représentants de gauche du gouvernement genevois. La grève est reconductible.
11 nov. 2015, 14:33
/ Màj. le 11 nov. 2015 à 14:40
Les fonctionnaires et les maçons en grève ont defilé ensemble dans les rues de Genève. Ils étaient près de 3000 maçons mécontents de l'âge de départ en retraite entre autres griefs.

A Genève, le Comité unitaire de lutte de la fonction publique a refusé mercredi matin la proposition du Conseil d'Etat. Celui-ci voulait continuer à rencontrer les représentants des fonctionnaires en petite délégation, sans ouvrir la discussion à tous les syndicats.

"Nous sommes un comité unitaire, c'est un représentant pour chaque syndicat. Mais notre demande a été refusée", a annoncé le président du Cartel intersyndical, Marc Simeth, aux manifestants rassemblés au pied de la Tour Baudet, siège de l'exécutif. La foule a fait beaucoup de bruit pour se faire entendre du Conseil d'Etat, qui se réunit en séance hebdomadaire le mercredi matin. 

"Le gouvernement a légèrement entrouvert la porte aujourd'hui, mais il se moque encore de nous", a lancé Paolo Gilardi, du Syndicat des services publics. Il a dit attendre un soutien réel des deux magistrats de gauche, Anne Emery-Torracinta, en charge de l'Instruction publique, et Antonio Hodgers, chef du Département de l'aménagement, du logement et de l'énergie.

Une grève reconductible

Dans la matinée, les employés de la fonction publique qui réclament le maintien à 40 heures de travail par semaine et du secteur subventionné se sont joints aux maçons qui réclament quant à eux un départ en retraite à 60 ans pour une manifestation unitaire. Ils ont bloqué le pont du Mont-Blanc pendant près de deux heures, avant de rejoindre la Place Neuve. Là, les deux groupes se sont séparés, la fonction publique montant à la Vieille-Ville.

Une assemblée est prévue ce mercredi après-midi pour décider de la suite. La grève entamée mardi est reconductible.