Genève: les fonctionnaires suspendent la grève

La fonction publique genevoise et le secteur subventionné, en grève depuis mardi, ont décidé de suspendre le mouvement. Il pourrait être reconduit le 1er décembre.
12 nov. 2015, 16:50
/ Màj. le 12 nov. 2015 à 19:17
Les fonctionnaires genevois ne reconduiront pas le mouvement vendredi.

En grève depuis mardi, la fonction publique genevoise et le secteur subventionné ne reconduiront pas le mouvement vendredi. L'assemblée du personnel a décidé jeudi de suspendre la grève et a fixé un préavis pour le mardi 1er décembre, reconductible le jeudi 3 décembre.

"C'est un message de force, de détermination et d'intelligence", a déclaré Davide De Filippo, du Syndicat interprofessionnel des travailleurs. La grève et les manifestations pour protester contre les mesures d'économie prévues par le Conseil d'Etat agitent le canton depuis mardi.

La décision de suspendre la grève a été prise par une majorité nette des quelque 1500 personnes réunies jeudi en assemblée du personnel dans une énorme tente installée sur la Plaine de Plainpalais. La majorité a suivi la proposition du comité unitaire de lutte des services publics.

"Il est temps aujourd'hui de suspendre la grève pour mieux la recommencer", a déclaré Marc Simeth, président du Cartel intersyndical de la fonction publique. Auparavant, les différents secteurs avaient fait état de la mobilisation qui commence à s'essouffler.

Des avis contraires

Seuls les enseignants du cycle d'orientation et le Service de protection des mineurs (SPMi) étaient prêts à reconduire la grève vendredi. Pour le personnel des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), de l'Hospice général et de l'enseignement au post-obligatoire, maintenir le mouvement n'était plus possible.

Certains étaient toutefois très remontés, prêts à en découdre avec le Conseil d'Etat: "On ne va pas se déculotter maintenant", a lancé une enseignante à la retraite. Un autre a insisté sur l'importance de capitaliser tout de suite sur l'ampleur du mouvement. Mais ces oppositions sont restées minoritaires.