La justice de Monaco valide l'inculpation du Genevois Yves Bouvier

La justice de Monaco confirme l'inculpation du marchand d'art Yves Bouvier. Le Genevois est inculpé pour avoir surfacturé des tableaux vendus à Dimitri Rybolovlev, le président de l'AS Monaco.
12 nov. 2015, 15:24
/ Màj. le 12 nov. 2015 à 15:28
La justice monégasque valide l'inculpation d'Yves Bouvier dans l'affaire de la surfacturation des tableaux au président de l'AS Monaco.

 La justice monégasque a validé jeudi l'inculpation du marchand d'art Yves Bouvier pour escroquerie au détriment du milliardaire russe Dmitry Rybolovlev. Le Genevois est accusé d'avoir surfacturé une fabuleuse collection de tableaux de maîtres à l'homme d'affaires.

La Cour d'appel de Monaco a rejeté la requête en nullité de la procédure déposée par les avocats du Suisse qui accusent les enquêteurs monégasques d'avoir été de "parti pris systématique" en faveur de l'oligarque russe, président du club de football de la principauté, l'AS Monaco, ont indiqué des sources concordantes.

"L'instruction ouverte à l'issue de la plainte déposée le 9 janvier 2015 (...) pour des faits d'escroquerie, de blanchiment et de complicité de blanchiment pourra ainsi parfaitement se poursuivre", indiquent dans un communiqué deux sociétés offshore liées au milliardaire russe.

Le rejet a été confirmé par Michel Frank, avocat monégasque de la Bulgare Tania Rappo, qui avait présenté en 2003 le négociant d'art à l'oligarque et est poursuivie dans ce dossier.

Collection exceptionnelle

Yves Bouvier a négocié 37 oeuvres d'art d'exception pour un montant de deux milliards de dollars pour Dmitry Rybolovlev, via deux sociétés offshore appartenant aux filles du milliardaire.

Une plainte avait été déposée contre Yves Bouvier le 9 janvier à Monaco, lorsque le Russe avait compris que le Suisse réalisait d'énormes plus values sur les tableaux. Le milliardaire estime que le Genevois devait jouer un rôle d'intermédiaire, négociant pour lui des oeuvres rares au meilleur prix contre une commission de 2%.

Le Suisse se présente comme un commerçant d'art qui devenait propriétaire des tableaux avant de les revendre au Russe. Il estime qu'il était en droit de faire des plus values.