La Cour d'appel donne raison à la victime et condamne l'infirmier

La patiente qui avait accusé un des infirmiers de la clinique La Métairie d'attouchements, a obtenu gain de cause en appel.
07 août 2015, 12:00
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Le Tribunal fédéral a confirmé fin décembre 2011 la perpétuité pour l'homme incarcéré à Bochuz.

C'est finalement à une peine de 90 jours amende à 50 francs par jour et avec un sursis de deux ans, que l'infirmier de la Métairie a été condamné (La Côte des 2 et 7 mai 2013). L'homme avait été acquitté une première fois par le Tribunal correctionnel de La Côte. Le Ministère public, comme la défense, avaient tous deux recouru contre ce jugement. Le Parquet, représenté par Denis Mathey, avait requis une peine de 120 jours amende à 75 frs par jour avec sursis. 

La Cour d'appel l'a reconnu coupable d'actes d'ordre sexuel sur une personne hospitalisée, alors que l'acte d'accusation évoquait des actes d'ordre sexuel sur une personne incapable de discernement. Mais, comme le relevait le procureur, "le Tribunal ne peut pas, d'un côté admettre que la victime est crédible et de l'autre acquitter le prévenu! C'est ou l'un ou l'autre. Je suis satisfait de ce jugement, même si la peine est plus légère que ce que j'avais demandé". 

Pour Me Patricia Michellod, avocate de la victime, ce jugement est un soulagement. "Ma cliente va enfin pouvoir aller de l'avant". Elle a obtenu 4000 francs pour tort moral.