André Bugnon et Eric Voruz ne siègeront plus sous la coupole

Une page se tourne. Après, seize ans pour l'un, et huit ans pour l'autre, au Conseil national, l'UDC Saint-preyard André Bugnon et le socialiste morgien Eriic Voruz s'entendent sur un point, hors de tout parti-pris idéologique: l'heure a sonné de prendre une retraite bien méritée, mais active toutefois.
24 oct. 2015, 17:55
/ Màj. le 26 oct. 2015 à 16:42
André Bugnon et le conseiller fédéraUeli Maurer (de g. à dr).

Ils l'avaient laissé entendre bien à l'avance. L'un comme l'autre ne solliciterait aucun mandat politique supplémentaire. Conséquence: le 30 novembre prochain, tous deux feront leur adieux définitifs à la Berne fédérale et au Conseil national où ils ont siégé, pour l'un seize ans et pour l'autre huit ans.

A la veille de rentrer dans le rang, l'UDC saint-preyard André Bugnon et le socialiste morgien Eric Voruz font, tour à tour, le bilan de ces années d'engagement intense. Ils partagent l'impression d'avoir peu ou prou participé à l'histoire du pays: Leur souvenir le plus marquant: l'éviction du Conseil fédéral de Christoph Blocher, le 7 décembre 2007. André Bugnon venait d'accéder à la présidence de la chambre du peuple.

Fraïchement élu et ayant dû quitter, quelque peu à regret, la syndicature de La Coquette, Eric Voruz y faisait ses débuts. sa première tâche de scrutateur, fut de compter les bulletins lors des tours successifs de scrutin. A chaque fois, il y avait moins de voix pour Blocher, commente-t-il. Interrogé sur ce point, il précise s'être abstenu de participer à la traditionnelle nuit des longs couteaux, la veille du vote. J'ai préféré passer une bonne nuit de sommeil et j'ai bien fait!.

André Bugnon dut, quant à lui, faire face à un défi inédit: assermenter six conseillers fédéraux et procéder à l'élection de Pascal Couchepin, président de  Connfédération, en attendant l'acceptation, le lendemain matin, par le Grisonne Evelyne Widmer Schlumpf, de qualité de septième membre du gouvernement. André Bugnon et Eric Voruz sont ce qui'on appelle de vieux briscards de la politique, à tous les niveaux. Le premier, 45 ans au compteur, à fait ses débuts au délibérant de sa commune à 22 ans, contre 20 ans pour l'autre, fier de ses 50 ans de dévouement à la chose publique. 

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par Martine Rochat