De nouvelles opérations antiterroristes ont été menées à Gimel

Les forces de l'ordre sont à nouveau intervenues dans le village, mardi.
06 sept. 2017, 13:36
/ Màj. le 06 sept. 2017 à 15:28
Le village a de nouveau fait l'objet d'une descente de police, mardi.

Un adolescent du village arrêté en 2016, une Française interpellée en mars dernier et de nouvelles opérations menées mardi: depuis un an, la vie gimelane est le théâtre de plusieurs actions qui s'inscrivent dans le cadre de la lutte antiterroriste.

Selon "20 minutes", les forces de l'ordre sont à nouveau intervenues dans le village du pied du Jura en début de semaine.

Le quotidien romand indique que quatre interpellations auraient eu lieu mardi, visant deux hommes et deux femmes. Interrogé, le Ministère public de la Confédération (MPC) évoque, lui, deux perquistions menées dans le canton dans le cadre d'une procédure lancée au printemps dernier contre trois personnes.

Détention requise pour deux suspects

Le trio est soupçonné d'avoir violé la loi fédérale proscrivant les groupes Al Qaïda et Etat islamique ainsi que les organisations apparentées. Il est par ailleurs suspecté de soutien ou de participation à une organisation criminelle.

Le Ministère public de la Condédération ajoute que "les trois prévenus ont été auditionnés et le MPC a requis pour deux d’entre eux une mise en détention provisoire auprès du Tribunal des mesures de contrainte compétent", ajoutant que "la présomption d'innocence prévaut".

Précédents

Le 23 mars dernier, une descente de police avait déjà ébranlé le coeur du village. Les forces de l'ordre vaudoises avaient alors interpellé une Française voilée en pleine journée. Soupçonnée de radicalisation, elle avait été reconduite de l'autre côté de la frontière et remise aux autorités de l'Hexagone.

La jeune femme n'était autre que la compagne d'un Gimelan, interpellé l'été précédent alors qu'il n'était pas encore majeur. Incarcéré en raison de soupçons de participation à une organisation terroriste, il avait passé quelques mois à l'ombre.

 

 

 

par Caroline Gebhard