La droite morgienne privée de sa victoire dans le bras-de-fer fiscal

Guerre des blocs mercredi soir au Conseil communal de Morges. Le taux d'imposition sera rediscuté à la prochaine séance.
06 août 2015, 15:03
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
La gauche et sa majorité municipale voulaient à tout prix éviter un référendum contre une hausse d'impôt, annoncé par le bloc de droite

A coups d'amendements successifs, la coalition - solide mercredi soir - des conseillers communaux de droite est parvenue à modifier le préavis de la Municipalité de Morges qui sollicitait une hausse de quatre points du taux communal pour passer celui-ci de 68,5 à 72,5% de l'impôt cantonal de base. Après le retrait de deux amendements requérant une réduction à 66,5 et le statu quo, c'est la proposition du PLR Richard Bouvier qui ralliait la majorité des suffrages. Celui-ci demande une modification du préavis pour un taux fiscal communal à 67,5 points.

Confronté au compromis avancé par les Verts d'une hausse modérée de deux points au lieu de quatre, c'est finalement l'amendement du PLR qui a passé la rampe. Le préavis ainsi modifié (à 67,5%) a passé avec la même majorité de droite et d'une partie de l'Entente morgienne. Rappelons que les partis de droite ne cachaient pas leur plan consistant à lancer un référendum populaire en cas d'augmentation de quatre points.

Le verdict est reporté

Se rappelant une opportunité laissée par le règlement du conseil et utilisée il y a peu par le PLR à propos du plan directeur communal, le PS, par la voix de Frédéric Ambresin, a réclamé un deuxième débat sur l'arrêté d'imposition. En réplique instantanée, le chef de file PLR, Jean-Hugues Busslinger a proposé que ce deuxième débat se tienne dans l'immédiat. "Nous sommes chauds et la plupart des arguments ont été évoqués. Allons donc jusqu'au bout."

Il suffisait du soutien d'un tiers de l'assemblée pour que le deuxième débat soit accepté. Il en fallait deux tiers pour que celui-ci se tienne immédiatement. Le Conseil communal de Morges empoignera donc une deuxième fois le débat sur l'arrêté d'imposition en décembre.