Les collaborateurs vaudois de Merck Serono révoltés envers la direction

Les employés vaudois de Merck Serono dénoncent une parodie de processus de consultation. Réunis aujourd'hui à Allaman, soutenus par le syndicat Unia, ils dénoncent un manque de transparence et une faible prise en compte de leurs propositions, sans compter des pressions à Corsier-sur-Vevey.
06 août 2015, 09:59
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Le syndicat Unia et les représentants du personnel de Merck Serono regrettent le manque de dialogue avec la direction.

Les employés vaudois de Merck Serono ne sont pas contents, et ils l’ont fait savoir hier lors d’une conférence de presse à Allaman. En effet, alors que les trois sites devraient perdre près de 10% de leur effectif, les collaborateurs qui, rappelons-le, ne bénéficient pas d’une convention collective de travail (CCT) ne s’estiment pas soutenus par les dirigeants de la firme pharmaceutique. La situation est la même à Genève. Hier, plus de 250 employés ont participé à un débrayage d’une heure en revendiquant l’ouverture de «vraies» négociations.
Huitante postes sont visés par la mesure prononcée le 24 avril (15 sur 73 à Coinsins, 23 sur environ 300 à Aubonne et 42 sur près de 400 à Corsier-sur-Vevey). Le but du personnel, aidé par le syndicat Unia, est de limiter le nombre et les conséquences de ces licenciements. Compte-rendu dans notre édition de vendredi.