Morges accueille temporairement l'assermentation des gendarmes

Ils étaient 33, vendredi après-midi, a prêter serment devant les officiels, parents et amis. Après 12 mois d'école à Savatan, ces aspirants gendarmes, inspecteurs et une collaboratrice continueront d'êtres formés sur le terrain.
07 août 2015, 15:10
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Ceremonie de prestation de serment ecole de police Morges 06.03.2015

A 14 heures tapantes, les tambours ont démarré, suivis notamment par les 20 aspirants gendarmes. Tous sont venus se placer, en rang, face à la tribune des officielles installée sur la place du Château de Morges. Historiquement, la cérémonie de prestation de serment de l'école d'aspirants se tient toujours sur la place du Château à Lausanne, mais les travaux en cours au Parlement vaudois, qui seront suivis par ceux au Château, ont forcé la gendarmerie vaudoise à changer ses habitudes. La Coquette a donc été choisie pour accueillir, durant les prochaines années, cette cérémonie.

Un moment solennel où ces aspirants promettent, notamment, de respecter les lois, d'obéir aux chefs et de garder le secret le plus absolu sur les choses et affaires qui ne doivent pas se révéler. Face à eux, des représentants des autorités policières et politiques, dont la Conseillère d'Etat, Béatrice Métraux, cheffe du Département des institutions et de la sécurité. Avant l'hymne vaudois joué par le Fanfare de la police cantonale, elle leur a adressé: "C'est un début de carrière que je vous souhaite longue, passionnée et passionnante".

Cette trentaine de nouveaux assermentés ne correspond pas à une très grande volée, mais le nombre répond au turn-over des différents départs, ainsi qu'à la phase de 18 postes supplémentaires, par année, voulue par la législature en cours.

Un Nyonnais dans les rangs
Durant les cinq années à venir, ces aspirants rejoindront différents postes entre la gendarmerie mobile et territoriale. Dans cette volée, deux débutent avec une place à la territoriale. C'est le cas du Glandois Grégoire Genre qui a choisi Nyon pour son premier poste. "J'avais envie de travailler dans un poste car nous sommes plus proche de la population et nous touchons à beaucoup de domaines, dont du judiciaire", raconte celui qui a effectué un apprentissage d'employé de commerce, puis travaillé dans l'immobilier, avant de rejoindre l'académie de police à Savatan. "La police était un rêve d'enfant", sourit-il. Vendredi, il était particulièrement fier de compter son père, qui a effectué une carrière militaire en France où il a obtenu la légion d'honneur, parmi les personnes venues le voir prêter serment.

Un résumé en trois images est à retrouver dans nos éditions papiers et numériques de lundi 9 mars.