Pierre-Marc Burnand poursuit sa croisade contre les élus fantômes

De retour dans les rangs du délibérant après son année au perchoir, le libéral-radical Pierre-Marc Burnand est déterminé à poursuivre sa lutte contre les conseillers communaux qui brillent de façon systématique par leurs absences.
06 août 2015, 14:45
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39

Au point de se dresser contre la Municipalité et contre le canton, qui ont tous deux répondu par la négative à sa motion déposée en septembre, réclamant des sanctions contre les élus fantômes.  

En lieu et place d’heures de retenue, le mercredi après-midi, ceux-ci pourraient être considérés comme démissionnaires après avoir fait «l’école buissonnière» de manière injustifiée et non excusée au moins trois fois.
 
Une mesure dont le Service des communes et des relations institutionnelles (SeCRI) réprouve le caractère expéditif et l’illégalité.
 
Motif : un élu est en fonction pour cinq ans, soit la durée de la  législature et un bureau de Conseil n’a pas le droit de remettre en question les choix du peuple souverain. 
 
Dénonçant les «calembredaines ridicules» des juristes du SeCRI, Pierre-Marc Burnand a exprimé haut et fort sa résolution d’aller jusqu’au bout, convainquant, au final, ses collègues de transmettre sa motion à une commission, pour étude et rapport. On en reparlera sans doute.
 
Ce débat a coïncidé, en l’occurrence, avec l’annonce du départ de l’élu UDC qui avait mis le feu  aux poudres en n’assistant à… aucune séance, à l’exception de la cérémonie d’assermentation de début de législature en juin 2011.
 
La présidente Patricia Correia da Rocha a satisfait, pour son compte, aux règles du rituel curriculum vitae en forme d’hommage d’adieu vis-à-vis de son camarade de parti, en se bornant à une petite phrase assassine, qui a fait l’unanimité des rieurs.
 
Le démissionnaire, Daniel Jandric, a  enfin été remplacé à la commission des finances où  il n’a, bien évidemment, jamais siégé, par Emmanuel Genton.   
 
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