A Gland, Optima Solar inaugure sa première centrale solaire citoyenne

La coopérative Optima Solar a fêté samedi l’aboutissement de son premier projet: l’installation de 528 m2 de panneaux solaires sur le toit du collège des Tuillières.
02 oct. 2021, 17:04
/ Màj. le 03 oct. 2021 à 14:25
Le comité d'Optima Solar. De g. à d: Jonathan Blockley, Laura Salvi, Damien Muller, Patrick Uebelhart (accroupi) Christophe Widmer, Valérie Mausner Léger, Noé Tallon, Yannick Orset, Joachim Léger, Thomas Schut et Christine Armfield.

C’est l’aboutissement de longs mois de travail que fêtait samedi Optima Solar. La coopérative a inauguré son premier projet, une centrale solaire de 528 m2 sur le toit du collège des Tuillières à Gland. Au programme, inauguration officielle mais aussi plusieurs petits ateliers pour faire comprendre aux enfants l’énergie solaire. «Il était important pour nous qu’une structure comme celle-ci se situe sur une école, de manière à sensibiliser les jeunes élèves», explique Valérie Mausner-Léger, membre d’Optima Solar.

En quelques chiffres

La centrale solaire fonctionne depuis le 31 août. Ce sont 288 panneaux solaires qui ont été installés. Leur puissance est de 99,2 kWc (Kilowatt-crête). Le collège des Tuillières utilise 49% de l’électricité produite en autoconsommation, les 51% restants sont réinjectés dans le réseau glandois. Au final, 65 personnes ont participé au financement qui s’élevait à environ 150 000 francs. Une part coûtait 1000 francs.

En tant que coopérative, Optima Solar garantit un rendement de 2% dès la troisième année d’exploitation.

Avec ce système, la population est partie prenante de la transition énergétique
Valérie Mausner-Léger, membre d’Optima Solar

Participer à la transition énergétique

La coopérative a signé une convention avec la ville de Gland pour permettre l’utilisation du toit de l’école. Mais pourquoi ne pas juste laisser la commune payer ce type d’installation. «Avec ce système, la population est partie prenante de la transition énergétique. Cela permet aussi à des locataires de pouvoir participer en investissant leur argent dans un projet durable. Et finalement, le but est de multiplier toutes les possibilités pour devenir plus verts le plus rapidement possible», conclut Valérie Mausner-Léger.

par Pauline Burnier