Au secours de "Resusci Anne"

Samedi après-midi, les membres du Sauvetage se sont donnés rendez-vous pour le baptême de "Resusci Anne", leur nouveau mannequin de réanimation.
07 août 2015, 11:14
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Un boîtier électronique relié au mannequin donne en temps réel des informations sur la performance du sauveteur.

Samedi après-midi, une vingtaine de membres de la Société de Sauvetage de Coppet se sont donnés rendez-vous au port. A l’ordre du jour, vérification du matériel, remise à niveau mais surtout jeux de rôle autour de la réanimation cardiaque sur une nouvelle venue: le mannequin en plastique "Resusci Anne".

Un achat utile mais coûteux. "Resusci Anne" aura coûté près de 5 000 francs au Sauvetage de Coppet. Ce qui n’est pas rien pour une société qui fonctionne principalement grâce aux aux dons des habitants de Terre-Sainte et aux cotisations de ses 80 membres (35 sauveteurs actifs et 45 membres passifs).

Si la société est parvenue à s’offrir "Resusci Anne", c’est grâce à un défi personnel que s’est lancé un jour un certain Thomas Ainscough. Le 18 août dernier, cet habitant d’Eysins décidait de traverser à la nage le Petit-Lac, entre Hermance et Coppet. Avant de se jeter à l’eau, il monte un blog pour parler de son projet et demande à ses connaissances de le soutenir financièrement.

Au final, pari réussi avec en prime 2 000 francs en caisse. «Il a alors décidé de nous donner cet argent», explique Olivier Meylan, président du Sauvetage. «Resusci Anne» ne restera pas dans les placards. Aux dires du président de la société de sauvetage, chaque sauveteur sera au moins une fois dans sa vie forcé de pratiquer le massage cardiaque. D’où l’intérêt d’un entrainement régulier.

«A titre personnel, j’y ai été confronté deux fois», affirme-t-il. L’exercice est délicat mais il est surtout très physique.«Il faut être précis et garder le rythme. Le massage peut durer une trentaine de minutes avant qu’un médecin n’arrive. Une fois, il est même arrivé que nous devions tenir une heure», explique Olivier Meylan.

Chaque année, le Sauvetage intervient une trentaine de fois au large de Coppet. «Il s’agit principalement de pannes», détaille le président. Mais le drame n’est pas non plus absent de ces interventions. Un décès par noyade est à signaler chaque année depuis trois ans.

La zone couverte par les sauveteurs copétans s’étend de Mies à Céligny. Et on ne se marcherait pas sur les pieds. Il y aurait malheureusement bien assez d’interventions pour les différentes sections de sauvetage de la région. «Lorsque le Joran se lève, le Petit-Lac peut devenir très dangereux. On est parfois littéralement débordés», explique le responsable. Aujourd’hui, 34 sections se partagent les eaux du Léman.