Cuvée 2012 ensoleillée pour Paléo

Place à la 37e édition du Festival sous un ciel qui devrait se faire pardonner ses caprices de l'an dernier.
06 août 2015, 10:25
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
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Tout se présente bien, c'est limite inquiétant!" Parole de Daniel Rossellat, patron de Paléo. Tout en décontraction, le syndic nyonnais est venu lancer hier la 37 e édition du festival devant la presse. "Les ondes sont positives, l'organisation est rodée alors on ne va pas s'inventer des problèmes" , a déclaré celui qui s'est également dit "moins angoissé" que par le passé.

A regarder le ciel et ses prévisions - si l'on excepte un horizon probablement mitigé pour le week-end - il y a de quoi sourire. Après une édition 2011 durant laquelle les bottes en caoutchouc ont acquis une notoriété sans précédents, les organisateurs attendent le soleil, voire même la canicule pour certains jours. Ainsi, en guise de signe indien et de clin d'oeil, une paire de bottes (photo) a été distribuée à chaque représentant des médias présent.

Artistes syriens sans visa

Si les organisateurs tentent d'attirer l'attention sur les activités annexes (lire ci-dessous) lors de la traditionnelle conférence de presse inaugurale, ce sont les concerts qui occupent le haut de l'affiche. Ainsi, Sting viendra jouer ses plus grands tubes, tout comme Lenny Kravitz ou encore Garbage. The Cure feront plonger l'Asse dans la new wave, tandis que David Guetta fera gincher la masse de festivaliers avant que l'édition ne se referme, dimanche soir.

Côté découverte, les saveurs viendront du Moyen-Orient, à l'honneur du dixième "Village du Monde". A ce sujet, Daniel Rossellat a indiqué que divers artistes syriens rencontraient des difficultés pour obtenir leurs visas et que, suite à trois tentatives infructueuses, les organisateurs espèrent débloquer la situation dans les prochaines heures.

Parce que Paléo est une mine de souvenirs, le festival mettra en avant son photographe Pierre Descombes qui reviendra sur son travail depuis 2005 à "La Galerie", anciennement "Le Musée".

Finalement, les préoccupations sécuritaires se sont accrues, notamment suite au décès d'une bénévoles lors de l'open air de Frauenfeld (TG), la semaine dernière. "La foule, le plein air et les contructions provisoires représentent des risques particuliers, c'est pourquoi nous avons développé un plan de gestion de crise" , a expliqué Daniel Rossellat en souhaitant que celui ci "reste dans les tiroirs."