Data Center de Gland: des artisans d'une entreprise sous-traitante en grève

Une grève sur le grand chantier du "Data Center" de Safe Host de Gland est en cours depuis 8 heures ce mardi matin. Sept employés d'un sous-traitant valaisan spécialisé dans la ventilation, dont quatre ont été licenciés, réclament un rattrapage de leurs salaires, de leurs heures supplémentaires non payées et le remboursement de leurs frais de repas.
06 déc. 2016, 09:00
/ Màj. le 06 déc. 2016 à 11:39
Ce mardi matin à Gland.

Le chantier du Data Center de Safe Host à Gland va tourner un peu moins vite aujourd'hui. Plusieurs employés de l'entreprise valaisanne MM Ventilation sont en grève depuis 8 heures ce mardi matin car ils ne perçoivent pas le salaire que prévoit la CCT de la branche sur le canton. "On compte environ 100 000 francs de salaires impayés et de frais de déplacement non remboursés" explique Lionel Roche, représentant syndical d'Unia pour la branche artisanat. "En effet, les salariés, des monteurs et aides-monteurs qui installent des tuyaux de ventilation dans tout le bâtiment du Data Center, viennent de Vouvry, d'Aigle ou de Montreux jusqu'à Gland et ne sont pas défrayés comme ils devraient pour leurs repas du midi." 

Les patrons de l'entreprise MM Ventilation, la famille Monteiro plaide non coupable: "on paye toujours les salaires en fonction des barèmes appliqués en Valais vu que notre entreprise est localisée à Vouvry. On a eu parfois des difficultés à payer l'intégralité des salaires à temps. Mais on a toujours versé des acomptes pour éviter de pénaliser les salariés." Lionel Roche craint que MM Ventilation fasse faillite "comme plusieurs fois par le passé avec les entreprises de Monsieur Monteiro".  

Joaquim José Oliveira Salgado Sousa a été comme quatre autres de ses collègues licencié quand il a demandé au patron que son 13e salaire, ses heures supplémentaires majorées et ses défraiements pour repas pris à l'extérieur lui soient remboursés. "Les conditions ne sont pas réunies pour travailler sereinement. J'ai reçu la lettre de licenciement de la main du patron. Mais finalement, comme le travail sur le chantier n'était pas fini, il m'a finalement repris..." Laurent Tettamanti, responsable syndical Unia, précise que c'est une façon pour le patron de fuir "ses responsabilités" sur les différences salariales pratiquées entre le Valais, les cantons de Vaud et de Genève où ses employés sont affectés. Le contact a été établi avec Carlos Monteiro. Les grévistes attendent que leurs demandes soient satisfaites avant de reprendre le travail. 

  

par David Glaser