Gland: "Une minorité des GDG était contre la piscine"

Tant du côté des opposants que des partisans à la piscine couverte se trouvaient des membres des GDG. Daniel Calabrese, co-président du parti, fait le point.
07 août 2015, 15:10
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Pour Daniel Calabrese, co-président des GDG, "il n'y a pas de scission profonde" au sein du parti.

Approuvé dimanche par la population, le référendum contre la piscine couverte, approuvé ce dimanche par la population, a mis en lumière des divergences entre les membres du parti des Gens de Gland (GDG). Tant du côté des opposants que des partisans au projet, on trouvait en effet des conseillers communaux issus du groupement politique. A l’instar de Laurent Dorand, leader des référendaires, ou de Gilles Davoine, président de l’association en faveur de la piscine.
Mais ce référendum a également démontré qu’une partie des GDG ne soutenait pas la Municipalité, pourtant composée de quatre membres issus du parti. Opposition passagère ou crise identitaire? Le point en compagnie de Daniel Calabrese, co-président des GDG.

Daniel Calabrese, comment avez-vous accueilli le résultat du vote de ce dimanche?
A titre personnel, je l’ai accueilli avec une grande tristesse. Je suis convaincu que Gland a besoin de nouvelles infrastructures fédératrices. Une piscine aurait été idéale pour tous les habitants. Mais je ne crois pas que le résultat de ce vote signifie que la population est opposée au développement de la ville. Elle n’était simplement pas d’accord sur l’aspect financier de cet objet précis.

Du côté des opposants comme de celui des partisans, on trouvait des membres du GDG. Y-a-t-il eu une scission profonde au sein de votre parti autour de ce projet?
Il n’y pas de scission profonde. Ce qui s’est passé fait partie de la vie d’un groupe d’opinion libre. Et je tiens à rappeler que Gilles Davoine a monté son association en faveur de la piscine avec des Socialistes et des Verts. Il n’y avait donc pas que des GDG au sein des partisans. Quant à Laurent Dorand, il a agi en tant que simple citoyen et non comme membre des GDG. Il l’a dit depuis le début du référendum mais cette information n’a pas toujours été bien relayée par la presse. Enfin, si l’on se rapelle du référendum sur les rives du lac (ndlr: En 2012, suite à un référendum, les Glandois se sont prononcés en faveur d’un accès facilité aux rives du lac), il y avait aussi des membres du GDG des deux côtés. Pour moi, cette dynamique est positive. Ces différentes visions permettent de faire avancer le débat.

Au sein des GDG, il y avait une plus forte proportion de partisans ou d’opposants?
C’est clairement une minorité de nos membres qui s’est battue contre la piscine. Dans sa recommandation de vote, le GDG s’est d’ailleurs prononcé pour un «oui». La règle, dans notre groupe, c’est qu’il faut au minimum trois quart des membres favorables pour que nous émettions une recommandation de vote allant de ce sens. Et c’était le cas.

Retrouvez l'interview complète de Daniel Calabrese dans notre édition de mardi.