La bataille familiale autour de Zao Wou-Ki ne s'arrête pas

Malade, le célèbre peintre franco-chinois est hospitalisé à Nyon. Dans le même temps, les décisions de justice concernant la tutelle tombent d'un côté et de l'autre de la frontière. La bataille familiale entre la femme et le fils de l'artiste se poursuit.
07 août 2015, 11:12
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Le peintre chinois de Dully a besoin d'assistance quasiment en permanence, mais il garde pourtant le sourire.

Comme l'annonçait "La Côte" le 28 août dernier, l'exil à Dully du maître de l'abstraction Zao Wou-Ki n'est toujours pas paisible. Alors que le peintre de 93 ans est actuellement hospitalisé à Nyon car il souffre d'un pneumonie, la justice française a accédé à une demande de son fils Jia-Ling Zhao et s'est déclarée compétente pour désigner qui doit s'occuper des affaires de l'homme affaibli et incapable de discernement depuis plusieurs années.

Cette décision de la cour d'appel de Paris va à l'encontre de l'avis de la femme de l'artiste, Françoise Marquet, qui estime que c'est à la Justice de paix du district de Nyon de désigner les tuteurs (curateurs en Suisse) de Zao Wou-Ki. Nommée curatrice provisoire avec Me Marc Bonnant, Françoise Marquet et l'avocat genevois se sont fait retirer leur rôle par le Tribunal cantonal vaudois la semaine dernière. Un nouveau curateur devrait être nommé prochainement.

La cour d'appel de Paris ayant nommé de son côté deux mandataires judiciaires comme tutrices qui doivent notamment effectuer un inventaire des oeuvres du peintre, les décisions se contredises. Le lieu de domicile de Zao Wou-Ki à Dully est contesté par Jia-Ling Zhao, qui assure que son père aurait souhaité finir ses jours à Paris. Le fils estime également que sa belle-mère a vendu des oeuvres sans autorisation.

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