Nyon: le métier de pompier mène à tout, y compris à attraper des scorpions

Enfermé dans une boîte plastique, l’animal semble bien minuscule en regard de la peur qu’il a suscitée.
24 oct. 2016, 23:08
/ Màj. le 25 oct. 2016 à 11:50
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Anne Matthey-Dupraz a passé un sympathique week-end dans le sud de la France, près de Carcassonne. Mais elle ne pensait pas revenir avec un souvenir aussi... surprenant! Probablement caché dans sa valise, un scorpion était du voyage. «En rentrant de mon travail, lundi midi, ma fille m’a fait remarquer une tache au plafond de la cuisine. J’ai pensé que ce n’était qu’un papillon. Mais en y regardant de plus près, j’ai vu que c’était un scorpion. J’en avais déjà vu et je savais qu’il n’était probablement pas dangereux. Mais comme j’ai deux enfants, un chien et un chat, je ne voulais pas le laisser se balader. Le problème, c’est que lorsque je me suis approchée avec une boîte pour l’attraper comme je le fais avec une araignée, il s’est enfilé entre le mur et le bandeau de protection au haut des placards. Je ne savais pas comment faire, aussi, j’ai préféré appeler les pompiers. Ma fille a décidé de l’appeler Gilbert!»

Le major Pierre-Yves Corthésy et un de ses hommes sont intervenus au domicile nyonnais d’Anne Matthey-Dupraz. «Nous suivons une formation spéciale pour attraper les Nouveaux animaux de compagnie (NAC). Nous avons des pinces, des crochets, des boîtes... Mais sur cette intervention, il n’y avait pas de raison de s’inquiéter, car ce scorpion est petit, il mesure 1,5 cm à 2 cm, et est presque inoffensif. Sa piqûre serait similaire à celle d’une guêpe et, sauf si l’on est allergique, elle ne présente pas un grand danger. Nous avons tout de même enfilé des gants et, après avoir démonté le bandeau au-dessus des placards, nous avons plaqué notre boîte en plastique contre le mur, glissé une feuille de papier pour empêcher l’animal de ressortir, puis refermé la boîte». L’animal a passé la nuit à la caserne des pompiers, en attendant qu’un spécialiste, domicilié dans les hauts de Lausanne ne vienne le chercher.

«Nous avons été appelés pour une même intervention il y a tout juste un an, relève le commandant. Et depuis le début de l’année, nous sommes intervenus à deux ou trois reprises pour récupérer des serpents. Nous utilisons une lampe à ultraviolet, car les reptiles apparaissent en blanc très lumineux. Ils sont plus faciles à voir». 

par Dominique Suter