Le refuge suisse

L'avis de Laurent Morel, journaliste, dans le cadre de l'affaire Zao Wou-Ki.
06 août 2015, 10:55
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Zao Wou-Ki profite de l'été pour aller se promener au bord du lac et y tremper ses pieds.

En acceptant de nous recevoir, Françoise Marquet a choisi de jouer la carte de la transparence. Pourquoi ne l'a-t-elle pas fait plus tôt? Certainement par peur d'une presse française trop agressive à l'heure où l'Hexagone est passé à gauche. Elle se réfugie vers la presse suisse, comme le couple s'est réfugié dans sa maison à Dully.

L'épouse du maître chinois n'a rien caché. "Zao" se rend-t-il seulement compte de ce qui se passe? Rien n'est moins sûr. Ce qui l'est plus, c'est que rare sont les personnes qui refuseraient de vivre leurs derniers jours dans un lieu idyllique et éminemment pratique comme l'est sa maison sur les bords du Léman.

Quant à son oeuvre, elle perdra moins de valeur en Suisse qu'en France, grâce à une taxe sur les droits de succession moindre. Stratégie il y a certainement de la part de Françoise Marquet, mais le résultat pourrait bien profiter à tout le monde. Sauf au fisc français. Une bataille grande comme la Muraille pour la presse française mais qui se résume peut-être à de simples chinoiseries.