Le savoir pour tous, depuis 60 ans

L'Université populaire de la Côte et du Pied du Jura fête cette année six décennies d'activités.
07 août 2015, 14:26
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Toutes les matières peuvent être étudiées au sein de l'association locale.

Se cultiver, se former ou simplement s’occuper. Trois motivations qui poussent chaque année près de 300 adultes, actifs ou retraités, à rejoindre les bancs de l’Université Populaire de la Côte et du Pied du Jura. Une université pour laquelle aucun titre n’est exigé, aucun diplôme n’est décerné, et où toutes les matières peuvent être étudiées. Du Suisse-allemand à l’astronomie, en passant par l’improvisation théâtrale ou l’histoire de la musique. En 2014, l’«Unipop» célèbre  six décennies d’activité. L’occasion de revenir sur la genèse de cette association, dont la vocation originelle était de dispenser du savoir au sein de la classe ouvrière.

Aux origines
Tout commence en 1954. Cette année-là, les membres de l’Université populaire de Lausanne sont en pleine croisade. Trois ans plus tôt, ils ont inauguré dans la capitale vaudoise la première Unipop de Suisse romande. Désormais, ils cherchent à former d’autres sections à travers le canton. Vevey, Montreux et Yverdon ont déjà répondu positivement. Ils veulent à présent s’implanter dans la région de Nyon. Rapidement, ils parviennent à convaincre plusieurs notables du district.

Mais ils persuadent aussi une jeune syndicaliste, Gabrielle Ethenoz-Damond, qui accepte de prendre la fonction de secrétaire-trésorière. Aujourd’hui, à 94 ans, la Nyonnaise se souvient. «Je m’occupais du secrétariat du syndicat FOBB, la Fédération du Bois et du Bâtiment. Un matin, un inconnu entre dans mon bureau. Il m’explique qu’il est à la recherche de personnalités issues du syndicalisme, du socialisme et du féminisme pour mettre sur pied une Université populaire à Nyon. J’ai dit «oui», tout de suite. Et c’est comme ça que je me suis retrouvée à organiser les premiers cours et à encaisser les premières inscriptions.»

Retrouvez l'intégralité de cet article dans notre édition de vendredi.