Pro Senectute et Nyon luttent contre l'isolement des aînés grâce aux "quartiers solidaires"

En huit ans, deux structures de ce type ont vu le jour dans différents quartiers de Nyon.
29 sept. 2016, 17:51
/ Màj. le 29 sept. 2016 à 17:55
Les "quartiers solidaires" mobilisent des travailleurs sociaux, des membres de Pro Senectute Vaud. La municipale Stéphanie Schmutz (à droite) représente l'exécutif.

Depuis avril 2008, un nouveau type d’activités a été mis en place dans des quartiers de Nyon. En partenariat avec l’institution Pro Senectute Vaud, la Ville encourage l’insertion des aînés dans leur lieu de vie. "Cette démarche s’inscrit dans notre volonté d’améliorer la vie dans Nyon, argumente Stéphanie Schmutz, la municipale socialiste répondante. C’est une manière de participer autrement à la vie des quartiers." Ainsi est né le programme «Quartiers solidaires», qui suit un plan d’actions mis en place par l’organisme vaudois.

Au départ, c’est l’association vaudoise qui s’occupe de dresser un diagnostic de la situation. Ensuite, selon les résultats et les envies, la suite du processus suit son court pour, au final, que l’entité créée soit autonome. "Le plus souvent, l’activité continue après notre départ", se réjouit Alain Plattet, le responsable de l’unité du travail social communautaire de Pro Senectute Vaud.

Au final, après le retrait des travailleurs sociaux, les gens collaborent de manière autonome. La première expérience du genre a été tentée dans les quartiers de l’est de Nyon. Cinq ans plus tard, il était autonome. Devant le succès rencontré, un nouveau a été créé aux Tattes d’Oie en 2013. Celui-ci est encore en phase d’installation. Pour la municipale, déléguer cette tâche à un entité extérieure n’est pas un aveu de faiblesse. Au contraire, cela permet de gagner du temps en allant à l’essentiel. Cette démarche a néanmoins un coût, puisque la phase de diagnostic à elle seule coûte 180 000 francs mais pas uniquement à charge de la Ville. 

par Fabien Darvey