Revente de billets: Paléo n'obtient pas gain de cause

Daniel Rosselat s'était une nouvelle fois ému de l'absence d'une loi interdisant la revente de billets devant le site du Paléo à des prix exorbitants. Le Conseil fédéral répond que c'est de la responsabilité des organisateurs.
07 août 2015, 15:33
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Daniel Rosselat pas très heureux de l'absence d'une loi pour pénaliser les "voyous" du marché gris.

Après le coup de gueule de Daniel Rossellat contre le marché gris des billets de Paléo, le Conseil fédéral renvoie la balle aux organisateurs de manifestations. C'est à eux de se défendre ou de déposer plainte, affirme-t-il lundi dans sa réponse au postulat Olivier Feller (PLR/VD).

La surveillance du marché gris des billets n'incombe pas prioritairement à l'Etat, ce qui serait le cas s'il s'agissait de sanctionner un délit poursuivi d'office. Par leur connaissance plus approfondie du marché, les organisateurs sont mieux à même d'assurer sa surveillance et d'entreprendre des actions en vue d'une sanction, écrit le Conseil fédéral.

Le gouvernement ajoute que restreindre la revente de biens acquis de plein droit est contraire aux principes fondamentaux de la libre concurrence, de la liberté économique et de la garantie de la propriété. En outre, participer à une manifestation n'a rien d'obligatoire et chacun peut juger du prix qu'il est prêt à mettre pour un billet d'entrée.

Dans son postulat, Olivier Feller dénonçait un comportement "inadmissible". Les revendeurs professionnels ou semi-professionnels utilisent des logiciels sophistiqués pour acquérir un grand nombre de billets le plus rapidement possible et les écouler ensuite à des prix exorbitants.

Daniel Rossellat, patron de Paléo, avait qualifié de "voyous" ces revendeurs avec leurs billets proposés à des prix "indécents". Il avait regretté qu'aucune loi n'interdise de telles pratiques.