Rolle: un lieu pour s’entraîner à ne pas oublier

Le Centre d’accueil temporaire Mémoire de l’Ensemble hospitalier de La Côte compte une nouvelle antenne, en sus de celles de Morges et d’Aubonne.
13 févr. 2020, 15:50
/ Màj. le 13 févr. 2020 à 15:50
Les bénéficiaires participent à des activités mémoire personnalisées.

Leurs souvenirs ont parfois tendance à s’effriter, et ils doivent s’accrocher pour se remémorer des évènements du passé. Pour autant, il est possible de freiner l’érosion. C’est la mission du Centre d’accueil temporaire (CAT) Mémoire de l’Ensemble hospitalier de La Côte (EHC), qui reçoit des hôtes qui ont un début d’Alzheimer, ou qui présentent d’autres troubles apparentés. Depuis le début du mois de février, le centre compte une nouvelle antenne à Rolle. Celle-ci vient s’ajouter à celles qui existent déjà à Morges et à Aubonne.

L’objectif de cette structure est de permettre aux patients de rester le plus longtemps possible à domicile, tout en maintenant des liens sociaux et en entraînant leurs capacités cognitives. Entourés de professionnels, ils participent à des animations riches et stimulantes ainsi qu’à des activités mémoire personnalisées.

Maintenir les capacités existantes

«Le CAT Mémoire offre aux bénéficiaires une stimulation des capacités cognitives et intellectuelles qui tient compte de leurs difficultés, mais avant tout de leurs ressources, notamment par un bilan neuropsychologique. Cette prise en charge, alliant exercices cognitifs et interactions sociales, vise à maintenir les capacités intellectuelles existantes», souligne la neuropsychologue Alexia Deslex Maspero.

La nouvelle antenne se situe dans les locaux du CAT «Le Maupas» de la Fondation Belle Saison, à Rolle. Une proximité qui permettra aux hôtes de passer d’une structure à l’autre «s’ils devaient, à un moment donné, en raison de la progression de leur pathologie, nécessiter d’un accompagnement encore plus spécifique», précise Stefano De Micheli, cadre SAMS (structures d’accompagnement médico-sociales) et socio-culturel à la Fondation Belle Saison. 

par Caroline Gebhard