Une police pas très sport

Les véhicules garés sur les trottoirs du parking de Colovray, dimanche lors de la Fête des sports, ont été verbalisés. L'amende se monte à 120 frs.
06 août 2015, 10:58
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
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Alors que la Fête des sports à Colovray s'est déroulée dans les conditions les plus parfaites ce dimanche, un léger point noir est venu contraster le bilan final de la manifestation. L'action critiquée par certains organisateurs se déroule non pas à l'intérieur des enceintes sportives mais au niveau de la route qui mène au parking de Colovray. Ceux-ci ne masquent pas leur colère face à la police municipale qui a eu la main lourde sur les véhicules garés sur le trottoir du parking. En effet, plusieurs participants à la Fête des sports ont eu la mauvaise surprise de découvrir une amende de 120 francs glissée sous leurs essuie-glaces au moment d'emprunter le chemin du retour.

 

Les parkings pas pleins

 

Lors de la conférence de presse de présentation de la Fête des sports, la question des places de parc avait été posée à Christophe Huybrechts, chef des sports de la ville de Nyon. Celui-ci avait déclaré en tournant quelque peu autour du but que cela s'avérerait logiquement réjouissant en matière de fréquentation si les parkings étaient pleins. Mais les espérances affichées alors n'ont de loin pas été atteintes. Seulement un tiers du parking de la piscine était occupé. Dès lors, les participants auraient donc très bien pu faire quelques mètres supplémentaires afin de se garer, comme l'aurait déclaré la Municipalité - Elisabeth Ruey-Ray, municipale en charge de la police est restée injoignable hier malgré de nombreuses tentatives - à Michel Girardet, président de l'ASSN (Association des sociétés sportives nyonnaises) et conseiller commmunal PLR glandois. De plus, les trottoirs encombrés gênaient le passage des piétons. Une mère avec un pousse-pousse n'aurait, par exemple, pas été en mesure de continuer son chemin. Une vérité qui n'est pas en mesure d'être contredite.

Du côté de Michel Girardet justement, on peine visiblement à comprendre le but de ces contraventions. "On a l'impression que les manifestations incitent les autorités à venir voir ce qui se passe dans cet objectif précis", déclare-t-il.

 

Problème de politique?

 

Michel Girardet ne vise personne en particulier mais aurait simplement préféré un peu plus de diplomatie. "Je suis parfaitement conscient que les policiers font leur travail, mais ils pourraient faire preuve de psychologie. Par exemple, comme il y avait un animateur et un micro qui portait sur toute la manifestation, on aurait pu demander aux personnes concernées de déplacer leur véhicule sous peine d'être réprimandées" , poursuit-il, peu satisfait par les réponses qui lui ont été fournies par la Municipalité.

Toujours est-il que cet incident léger et évitable permet, en outre, d'ouvrir le débat sur la place peu importante des parkings dans la politique de la Municipalité. Selon Michel Girardet, qui fustige de manière nuancée la politique menée actuellement par les autorités au sujet des voitures, ce n'est pas le premier cas de ce genre qui pose problème. "Les nouvelles places de parc du tennis vont devenir payantes, alors que le club a cédé une partie de son terrain à la commune pour le construire. Il y a également eu quelques différents au sujet du parking du Rocher" , argumente le président de l'ASSN qui souhaite désormais faire bouger les choses. "Nous allons nous réunir avec les autres sociétés afin de trouver une solution car cela commence à bien faire" , prévient-il en se projetant vers le futur. Une question nettement plus intéressante que l'incompréhension regrettable de dimanche est do nc sur le point d'être lancée.