Unia manifeste devant le siège glandois de Cats and Dogs

L'organe de défense des salariés dénonce les conditions de travail des employés de la chaîne de magasins pour animaux. Et met en lumière des cas de dumping salarial.
20 oct. 2016, 15:29
/ Màj. le 20 oct. 2016 à 17:55
Une dizaine de représentants d'Unia et du mouvement solidaritéS se sont rassemblés jeudi matin aux Avouillons, où Cats and Dogs a établi son siège administratif.

Nouvelle opération d’Unia dans la région. Après avoir manifesté mardi leur soutien aux employés rollois de Nissan, une dizaine de représentants du syndicat se sont rassemblés jeudi matin devant le siège administratif de Cats and Dogs, aux Avouillons,  pour une action de protestation éclair. A leurs côtés, pas d’employés cette fois-ci mais quelques membres de solidaritéS (mouvement anticapitaliste et écologiste) venus manifester leur soutien.

Leurs griefs? La chaîne de magasins pour animaux ne respecterait pas les barèmes salariaux minimaux. «Des salaires de moins de 3000 francs par mois bruts, pour des postes à 100%, sont versés à des vendeurs et vendeuses de certaines succursales vaudoises, affirme Fabrice Chaperon, secrétaire de la section La Côte d’Unia, ce qui représente une infraction à la Convention collective de la vente passée à Nyon et à Lausanne.»

Heures supp' et intimidations

Par ailleurs, dans un communiqué de presse transmis mercredi aux médias, le syndicat reproche à l’entreprise «des pauses non respectées, des heures supplémentaires non compensées et des vacances non données […] alors que l’enseigne a ouvert récemment six nouveaux magasins en Suisse.»

Enfin, selon les dires de Fabrice Chaperon, Unia dénonce «des mesures de rétorsion intimidantes» à l’encontre des employés souhaitant exprimer leur mécontentement. Ce qui expliquerait, toujours selon ce dernier, leur absence lors de cette manifestation.

Cats and Dogs réfute

De son côté, Cats and Dogs a répondu à ces attaques jeudi en fin d’après-midi. Dans un communiqué transmis aux médias, l’entreprise indique avoir fait l’objet en 2015 de contrôles de la part des Commissions professionnelles paritaires de Lausanne, Nyon et Neuchâtel. Et que «les lacunes qui avaient été constatées» ont été corrigées depuis.

Toujours dans ce même document, la société assure qu’aucun de ses employés «ne perçoit un salaire inférieur à celui qui est légalement ou conventionnellement stipulé.» Elle conclut en indiquant qu’aucun salarié ou ex-salarié n’aurait fait valoir «le moindre de grief»

Pas sûr que ces explications suffiront à stopper Unia dont les représentants assuraient, jeudi matin, n’être qu’au début des actions de protestation à l’encontre de la chaîne de magasins.

par Antoine Guenot