Vaud: la Confédération autorise le tir de deux loups au Marchairuz

Le canton de Vaud a reçu vendredi l’autorisation de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) pour abattre deux jeunes loups de la meute du Marchairuz. Les conditions pour le tir ont été réunies selon l’OFEV.
30 août 2021, 13:42
/ Màj. le 30 août 2021 à 18:15
Les deux loups pourront être tirés d'ici à mars 2022.

Au début du mois d’août, le canton de Vaud avait soumis à la Confédération une demande d'autorisation de tirer deux jeunes loups de la meute qui sévit du côté du Marchairuz. Vendredi 27 août, l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) a donné son feu vert pour éliminer ces deux prédateurs.

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Dans son communiqué, l’OFEV précise que, dans le cas du Marchairuz, les conditions pour le tir de loup sont réunies. Pour rappel, pour autoriser la régulation, la meute doit s’être reproduite avec succès pendant l’année durant laquelle le tir est autorisé. Et au moins deux bovins doivent avoir été tués sur une période de quatre mois, pour autant que des mesures de protection raisonnables aient été mises en place.

«Conformément à la législation fédérale, l’autorisation de tir porte sur deux jeunes loups. Ce tir ne met pas en danger la survie de l’espèce sur notre territoire», complète l’OFEV.

Une fenêtre de tir jusqu’en mars 2022

La demande de régulation ayant été validée, Béatrice Métraux, cheffe du Département de l’environnement et de la sécurité (DES), a donc prononcé la décision de tir de régulation. Ce dernier sera effectué par le corps des surveillants de la faune de la Direction générale de l’environnement (DGE) avec un délai fixé au 31 mars 2022.

La décision qui sera publiée dans la Feuille des avis officiels du 3 septembre 2021 pourra être l'objet de recours.

Des mesures de protection

En parallèle de cette régulation, le canton tient à rappeler qu’il met en œuvre des mesures de protection avec les éleveurs afin de réduire les risques de nouvelles attaques. Ces actions comprennent l’analyse de la vulnérabilité des alpages, la mise en place de parcs sécurisés, l’engagement de personnel auxiliaire aide bergers et un accompagnement et conseils renforcés aux éleveurs.

par Pauline Burnier