10.10.2016, 16:56

Pétrole: la Russie de Poutine prête à rejoindre l'Opep et à réduire sa production de pétrole

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La Russie produisait jusqu'à 11 millions de barils par jour.

choc Face à la chute des prix, les principaux pays producteurs de pétrole, membres de l'Opep, ont décidé de réduire leur production. Mais la très puissante Russie refusait jusqu'ici de leur emboîter le pas. Lundi, Vladimir Poutine a fini par céder et les marchés ont immédiatement réagi avec des niveaux jamais atteints depuis un an.

Le président russe Vladimir Poutine a affirmé lundi que son pays, non-membre de l'Opep, était prêt à se joindre aux mesures envisagées par le cartel pour réduire la production de pétrole. Le prix du baril de Brent a grimpé dans la foulée, évoluant à des plus hauts depuis un an.

"La Russie est prête à se joindre aux mesures pour limiter la production" de pétrole, a déclaré M. Poutine dans une allocution lors du Congrès Mondial de l'Energie à Istanbul.

"Dans le contexte actuel, nous pensons qu'un gel ou une réduction de la production de pétrole est le seul moyen pour préserver la stabilité du secteur de l'énergie et accélérer le rééquilibrage du marché", a justifié M. Poutine.

Les membres de l'Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep) étaient parvenus le 28 septembre à un accord historique pour limiter leur production afin de soutenir des cours bas depuis deux ans à cause d'un excès d'offre.

Les modalités de mise en oeuvre de cet accord seront discutées lors du sommet de l'Opep à Vienne le 30 novembre. La Russie, qui ne fait pas partie du cartel, avait refusé de diminuer ses niveaux de production qui ont atteint des niveaux record en septembre, en dépassant 11 millions de barils par jour.

Eviter l'onde de choc

Au cours de son discours, Vladimir Poutine a exprimé devant ses partenaires l'espoir qu'un accord sera trouvé lors du sommet de l'Opep en novembre.

Le ministre saoudien de l'Energie avait estimé plus tôt qu'un baril de brut à 60 dollars était envisageable d'ici à la fin de l'année, tout en avertissant contre une baisse drastique de la production susceptible de provoquer un choc sur les marchés.

L'Opep "doit faire en sorte de ne pas trop resserrer (la production) afin de ne pas provoquer de choc sur le marché", avait estimé Khaled al-Faleh. "Nous ne voulons pas créer un choc sur le marché et déclencher un processus susceptible d'être nuisible", avait-il ajouté.

Tendance à la hausse

Les marchés enregistrent une tendance haussière depuis la décision surprise de l'Opep de ramener sa production à un niveau de 32,5 à 33 millions de barils par jour, contre 33,47 mbj en août.

Le prix du baril de Brent grimpait lundi, évoluant à des plus hauts en un an après des déclarations de Vladimir Poutine. Vers 16h00, le cours du baril de Brent de la mer du Nord valait 53,50 dollars, son niveau le plus fort depuis octobre 2015. Le baril de "light sweet crude" (WTI) montait lui à 51,46 dollars, à son plus haut niveau depuis juin.

Les commentaires de M. Poutine ont pris les marchés par surprise", a expliqué à l'AFP Fawad Razaqzada, analyste chez Forex.com. "Les grands pays producteurs, dont la Russie fait partie, savent à quel point les marchés sont sans pitié, et pourraient bien avoir compris que s'ils ne réduisaient pas leur production cette fois-ci, les conséquences seraient catastrophiques pour eux", a-t-il ajouté.

ATS

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