UBS: les banques d'affaires sont trop exposées aux fluctuations et trop chères

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Banques Le secteur des affaires dans les banques helvétiques a été marqué par des risques élevés ces dernières années. UBS n'y a pas échappé.

  30.10.2012, 11:00
Les activités de la banque d'affaires de l'UBS ont connu d'énormes pertes ces dernières années.

Les activités principales des banques d'affaires sont le négoce de papiers-valeurs ainsi que le conseil et le soutien aux entreprises, par exemple lors d'entrées en bourse et de fusions. Au sein des grandes banques suisses, ce secteur a été marqué ces dernières années par des risques élevés et un démantèlement.

Avant 2007, ce sont les banquiers d'affaires qui traitaient les hypothèques des propriétaires immobiliers américains, qui étaient assurées par des papiers-valeurs recelant d'énormes risques. Lorsque la valeur de ces titres - les "subprime" - a été réduite à néant, la crise financière a éclaté, pour atteindre son point culminant fin 2008-début 2009.

Le négoce des titres effectué par les banquiers d'affaires nécessite, de la part des instituts financiers, une couverture par des fonds propres. Lorsque les hypothèques américaines sont devenues illiquides, le capital qui y était lié a aussi été anéanti. On a donc dû procéder à des amortissements colossaux, qui se sont élevés par exemple à 50 milliards de francs pour UBS.

Après l'apaisement de la crise, les autorités de surveillance des marchés financiers ont renforcé leur contrôle sur les banques d'affaires par le biais de la régulation des fonds propres. Plus les banques doivent détenir de capital, moins la prise de risque est attractive et plus elle devient chère. Les possibilités de gains s'en trouvent aussi limitées.

Abandon du secteur

Au centre de la nouvelle régulation se trouvent surtout le négoce des obligations, des produits structurés, des devises et des matières premières. C'est là que résidait en 2007 l'épicentre de la crise. Lors de sa dernière journée des investisseurs, en novembre 2011, UBS avait annoncé l'abandon dans ce secteur des titres à hauts risques et la limitation des affaires réalisées sur les marchés financiers.

Carsten Kengeter, le co-responsable controversé de la banque d'affaires d'UBS d'alors, avait aussi dû restreindre le négoce en compte propre. Credit Suisse suit la même voie depuis plus d'une année: son directeur général Brady Dougan limite lui aussi les titres risqués.

Credit Suisse s'autorise toutefois à continuer à réaliser des affaires rentables sur ce type de marchés, mais avec des risques limités. L'établissement continue à se considérer comme une grande banque d'affaires.

Du côté d'UBS, la réduction de la voilure annoncée mardi semble indiquer que la banque se concentrera dorénavant en priorité sur la gestion globale de fortune.


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