Depardieu veut tourner un film sur la Tchétchénie

Gérard Depardieu veut tourner un film sur la Tchétchénie. Le comédien était sur place à l'invitation de Ramzan Kadyrov, le président de cette république du Caucase.
07 août 2015, 11:02
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39

Gérard Depardieu, qui a récemment acquis la nationalité russe après une polémique en France, veut tourner un film sur la Tchétchénie, a annoncé lundi la présidence tchétchène dans un communiqué. Le comédien était la veille sur place à l'invitation de Ramzan Kadyrov, le président de cette république du Caucase.

"Je veux tourner un film ici, montrer qu'on peut faire un grand film à Grozny", la capitale de la Tchétchénie, a déclaré l'acteur français, cité dans le communiqué, dans des propos traduits en russe. Il a encore précisé aux journalistes qu'il avait effectuée la veille en Tchétchénie une visite chez son "ami".

Accueilli en grande pompe, M. Depardieu s'est vu offrir un dîner de gala et a dansé une danse locale traditionnelle avec M. Kadyrov, selon des images diffusées par la télévision russe.

"Je suis sûr que ce sont des gens heureux qui vivent ici. Pour chanter et danser comme le font les Tchétchènes, il faut être vraiment heureux", a encore déclaré l'acteur français.

Arrivé jeudi à Moscou, l'acteur s'était rendu samedi en Mordovie pour être officiellement enregistré comme résident de Saransk, le chef-lieu de cette région à 650 km à l'est de la capitale russe.

Gérard Depardieu, 64 ans, s'était vu offrir en janvier dernier la nationalité russe par le président Vladimir Poutine, après une polémique avec le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault qui avait alors qualifié de "minable" la décision de l'acteur de quitter la France pour la Belgique pour des raisons fiscales.

Un "ami" encombrant

La Tchétchénie, théâtre de deux guerres entre indépendantistes et forces russes dans les années 1990 et 2000, est aujourd'hui officiellement pacifiée, mais la rébellion s'est islamisée et a gagné tout le Caucase russe où sont régulièrement commis des attentats contre les forces de l'ordre.

M. Kadyrov est accusé par des organisations de défense des droits de l'Homme de couvrir de multiples exactions, enlèvements et assassinats attribués aux forces de l'ordre.