La deuxième édition du Kino Festival a connu un beau succès

La seconde édition du Kino Festival de Genève et Lausanne a rencontré un joli succès. Le festival des films de Russie et d'ailleurs s'est tenu du 10 au 19 octobre et a proposé 74 projections.
07 août 2015, 14:21
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Durant ces dix jours de festival, une vingtaine des 74 projections ont fait salle comble.

La deuxième édition du Kino Festival des films de Russie et d’ailleurs, qui s’est déroulé du 10 au 19 octobre à Genève et à Lausanne, a connu un beau succès. Des rencontres et des tables rondes ont complété la programmation, qui a proposé 74 projections.

Plus de 44 films ont été présentés lors de cette deuxième édition, imaginée comme un voyage à la rencontre des huit pays représentés cette année: la Russie, l'Ukraine, l’Arménie, l’Estonie, la Géorgie, le Kazakhstan, la Lituanie et la Moldavie. Le festival a multiplié les opportunités de dialoguer et d’échanger en organisant 22 rencontres réunissant les spectateurs et les réalisateurs, acteurs ou producteurs invités.

Durant ces dix jours, une vingtaine des 74 projections ont fait salle comble dans la dizaine de lieux investis à Genève et Lausanne, notamment le Grand Théâtre et la Maison des Arts du Grütli.

Deux Grand Prix attribués

Les deux compétitions officielles, consacrées à la fiction et pour la première fois au documentaire, ont mis à l’honneur la diversité des regards, des paysages et des esthétiques. Le jury de la compétition fiction, présidé par l’actrice suisse Marthe Keller, a décerné deux Grand Prix parmi les quatorze longs-métrages en lice.

L’un à "Blind Dates", deuxième film du réalisateur géorgien Levan Koguashvili, qui porte un regard à la fois drôle et attendrissant sur la vie de couple et la peur de l’engagement. L'autre à "Kertu" du réalisateur estonien Ilmar Raag, dans lequel la discrète héroïne tente désespérément de changer le cours de sa vie.

Le Russe Ivan Tverdovsky a reçu, pour sa part, le Prix du Meilleur Réalisateur pour "La Classe de la dernière chance". Primé au festival Kinotavr de Sotchi, ce film aborde un sujet intemporel, l’entrée dans la vie adulte, en lui donnant comme caisse de résonance un ghetto scolaire pour enfants en difficulté.

Il partage cette récompense avec sa compatriote Nigina Saifullaeva pour "Name Me", dans lequel Olja demande à son amie de prendre sa place sans réaliser qu’un drame bouleversera bientôt leurs vies.

Figure du héros

Nouveauté de cette deuxième édition, elle accueillait également une compétition consacrée aux documentaires. Deux des douze films en lice ont été récompensés par un Grand Prix, "The Last Limousine" de la réalisatrice russe Daria Khlestkina, et "Crépuscule" du réalisateur ukrainien Valentyn Vasyanovych, une histoire de solidarité familiale et de symbiose filiale hors du commun.

Trois tables rondes pour parler du cinéma de l’espace post-soviétique face à la mondialisation, de l’héritage Stanislavski et de la figure du Héros dans le cinéma russe ont été organisées à la Haute Ecole d'art et de design (HEAD) ainsi qu’une rencontre au Théâtre du Grütli avec le réalisateur Vladimir Mirzoev, dont l’adaptation contemporaine de Boris Godounov était présentée hors compétition.

Le Kino Festival se donne une double mission: permettre à des réalisateurs de nombreux pays de l’espace post-soviétique de venir présenter leurs films, souvent inédits en Suisse et en Europe, et offrir une plate-forme d’échange et de dialogue interculturel tant pour les professionnels que pour le public.