Lausanne: l'hôpital Jules-Gonin implante le premier oeil bionique en Suisse

chargement

Première C'est un réel espoir pour des millions de non-voyants. L'opération a déjà été réalisée ailleurs dans le monde, mais l'Hôpital ophtalmique Jules-Gonin à Lausanne a réalisé en octobre la première implantation commerciale, en Suisse, d'un oeil bionique.

  27.11.2014, 12:27
1/2  

La première implantation commerciale suisse d'un oeil bionique a été réussie fin octobre à l'Hôpital ophtalmique Jules-Gonin à Lausanne. Le patient pourra utiliser le système de manière autonome d'ici quelques semaines, indique jeudi l'institution.

"C'est une grande satisfaction pour nous que la médecine puisse à présent offrir une solution concrète permettant à des personnes précédemment aveugles de recouvrer une vision utile au quotidien, qu'elles puissent reconquérir une certaine autonomie et améliorer leur qualité de vie", déclare le Pr Thomas J. Wolfensberger, qui a pratiqué l'opération.

20 ans de recherches

L'implantation de la rétine artificielle Argus II s'est déroulée sans problème et le patient, devenu aveugle des suites d'une rétinite pigmentaire, se rétablit. L'activation de la prothèse a débuté le 26 novembre. Le système sera progressivement programmé pour le patient, précise le communiqué.

Argus II, qui est produit par Second Sight Medical Products, est un dispositif biomédical de seconde génération. Les images sont captées par une caméra miniature logée dans les lunettes. Elles sont envoyées à un petit ordinateur porté par le patient. La machine les traite et transmet les signaux à l'implant par le biais d'une connexion sans fil.

Les signaux sont ensuite envoyés à un faisceau d'électrodes apposées sur la surface de la rétine qui émet des petites impulsions électriques. Celles-ci stimulent les cellules restantes de la rétine. Transmises au cerveau par le nerf optique, les informations créent des perceptions de formes lumineuses auxquelles le patient doit s'habituer.

Donateurs privés

Cet implant est utilisé aujourd'hui par plus de 90 patients dans le monde, avec une expérience clinique de plus de sept ans. A l'époque, seize patients dont deux en Suisse avaient participé à l'expérience. L'opération a été rendue possible grâce au soutien de donateurs privés et de la Fondation Asile des aveugles. L'espoir est que le traitement sera à l'avenir pris en charge par les assurances.

Le traitement tout compris coûte quelque 130'000 francs. En France et en Allemagne, des dispositifs existent pour une prise en charge rapide des traitements particulièrement innovants. En Suisse, il faut attendre 3 à 5 ans, regrette Grégoire Cosendai, vice-président de la filiale européenne de l'entreprise californienne, dont le siège européen est à l'EPFL.


Résumé du jour

Ne ratez plus rien de l'actualité locale !

Abonnez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir toutes les infos essentielles de la journée!

Recevez chaque soir les infos essentielles de la journée !

Résumé de la semaine

Ne ratez plus rien de l'actu locale !

Abonnez-vous à notre newsletter et recevez chaque samedi toutes les infos essentielles de la semaine !

Recevez chaque samedi les infos essentielles de la semaine !

À lire aussi...

En déficitCoronavirus: près de 7 hôpitaux suisses sur 10 sont tombés dans les chiffres rouges en 2020Coronavirus: près de 7 hôpitaux suisses sur 10 sont tombés dans les chiffres rouges en 2020

ConstatéSanté: les virus saisonniers prolifèrent à nouveau en SuisseSanté: les virus saisonniers prolifèrent à nouveau en Suisse

SANTÉAssurance maladie: mieux soigner les jeunes mamans par la prise en charge de tous les traitementsAssurance maladie: mieux soigner les jeunes mamans par la prise en charge de tous les traitements

Mieux soigner les jeunes mamans

Une motion demandée au Conseil national propose que la prise en charge intégrale des traitements post-partum soit...

  23.10.2021 07:34
Premium

Projet piloteCannabis médical dans les pharmacies à Bâle dès la mi-2022Cannabis médical dans les pharmacies à Bâle dès la mi-2022

«Excessifs»Assurance maladie: les hôpitaux surfacturent des prestations aux complémentairesAssurance maladie: les hôpitaux surfacturent des prestations aux complémentaires

Top