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 09.07.2019, 09:24

Alerte sur des fissures aux ailes des Airbus A380 les plus anciens

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Ce n'est pas la première fois qu'Airbus doit faire face à un problème de cette nature sur son très gros porteur, dont il a annoncé en février dernier la fin de la production.

Aéronautique Vingt-cinq des 234 A380 en circulation devraient subir une inspection aux ultrasons. Des cas de fissures ont été signalés sur les ailes d’appareils dont la date d’assemblage de la voilure remonte à plus de 15 ans.

L’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) préconise d’inspecter les ailes des 25 Airbus A380 les plus anciens en raison d’un risque de fissures, sans toutefois demander de les clouer au sol, a-t-elle annoncé dans une note.

Dans cette «proposition de directive de navigabilité», l’AESA indique que des «cas de fissures» ont été signalés sur des ailes d’A380. L’agence ne préconise pas de clouer les avions au sol mais indique que, ce problème, faute d’être «détecté et corrigé», serait susceptible de «réduire l’intégrité structurelle des ailes».

Le quotidien Les Echos, qui a révélé mardi cette note publiée le 5 juillet, précise que l’agence basée en Allemagne a préconisé une inspection aux ultrasons sur 25 des 234 A380 en circulation, soit ceux dont la date d’assemblage de la voilure remonte à plus de 15 ans.

«Cette directive est considérée comme une action provisoire, limitée aux 25 ensembles d’ailes les plus anciens», indique l’AESA dans son communiqué, qui précise que «sur la base de ce qui sera découvert lors de ces inspections, d’autres directives pourraient suivre» concernant le reste des avions en service.

L’avionneur a réagi en expliquant que «les directives de navigabilité sont standards dans l’aviation et démontrent le bon fonctionnement du processus de réglementation». «L’aviation est l’un des secteurs les plus réglementés et la sécurité est la priorité absolue dans l’aviation», a-t-il encore indiqué dans un courriel à l’AFP.

Pas une première

Ce n’est pas la première fois qu’Airbus doit faire face à un problème de cette nature sur son très gros porteur, dont il a annoncé en février dernier la fin de la production. En 2012, l’AESA avait demandé l’inspection de l’ensemble des appareils en service dans le monde après la découverte de microfissures sur les ailes de certains d’entre eux.

Si l’entreprise avait assuré qu’elles ne posaient pas de problème de sécurité, ces fissures avaient terni la réputation du plus gros avion civil au monde.

Les travaux de réparation et de contrôle sur les «super jumbos» avaient en outre été évalués à «au moins un million d’euros par appareil, soit un coût total de 100 millions d’euros» par l’hebdomadaire Der Spiegel.

Airbus a annoncé en février la fin de la production de l’A380, en bout de course faute de commandes et qu’il cessera de livrer en 2021. Boudé par les compagnies, le programme avait été maintenu en vie grâce à un ralentissement du rythme de production passé à un exemplaire par mois en 2018, contre un total de 27 sur l’ensemble de l’année 2015.

 

A lire aussi : Aéronautique: Airbus annonce la fin de la production de l’A380 pour 2021

ATS

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