Barack Obama et l'Amérique commémorent le discours de Martin Luther King

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etats-unis Au même endroit que Martin Luther King il y a 50 ans, Barack Obama a honoré la mémoire du pasteur américain auteur du célèbre discours à Washington ce mercredi.

  29.08.2013, 06:52
Barack Obama devant la foule venue fêter le 50e anniversaire du discours de Martin Luther King à Washington.

Barack Obama a salué mercredi l'héritage de Martin Luther King qui a, selon lui, "offert le salut aux opprimés comme aux oppresseurs". Le président américain, se référant à la célèbre phrase du pasteur "I have a dream", a affirmé que "ses mots sont éternels et possèdent un pouvoir et un caractère prophétique sans équivalent à notre époque".

Cinquante ans après ce discours, et exactement au même endroit à Washington, le premier président noir des Etats-Unis a mis en exergue les mots employés à l'époque par le pasteur d'Atlanta.

Assurant que les "sacrifices" de King et de ses compagnons de la "marche sur Washington" pour l'égalité raciale n'avaient pas été en vain, il a aussi rendu hommage aux inconnus qui avaient lutté avec persistance pour les droits civiques pendant des années.

"Parce qu'ils ont marché, des conseils municipaux ont changé, des parlements des Etats ont changé, le Congrès a changé, et oui, en fin de compte, la Maison Blanche a changé", a fait remarquer M. Obama sur les marches du "Lincoln Memorial" au centre de la capitale fédérale, où s'étaient massées des milliers de personnes.

"Mais nous ne ferions pas honneur à ces héros en affirmant que le travail de notre pays est fini. La trajectoire de l'univers moral se rapproche peut-être de la justice, mais elle ne se rapproche pas toute seule", a ajouté le président, paraphrasant une formule fétiche de Martin Luther King dans ce discours émaillé de références aux textes fondateurs des Etats-Unis.

Vigilance

"Pour conforter les acquis de ce pays, il faut de la vigilance, pas de la complaisance. Que ce soit pour lutter contre ceux qui érigent de nouvelles barrières au vote ou faire en sorte que la justice fonctionne de manière équitable pour tout le monde (...) et ne soit pas simplement un tunnel entre écoles sous-financées et prisons surpeuplées, il faut de la vigilance", a encore affirmé M. Obama.

Retrouvant des accents et des expressions de sa campagne présidentielle de 2008, le dirigeant démocrate a affirmé que "les promesses de ce pays ne seront tenues que si nous travaillons de concert".

L'actuel président avait été devancé à la tribune du "Lincoln Memorial" par ses prédécesseurs Bill Clinton et Jimmy Carter, mais aussi des membres de la famille de Martin Luther King et le représentant de Géorgie John Lewis, dernier survivant des discours de 1963.

"Il va nous falloir souffler sur les braises de l'empathie et de la fraternité, la coalition des consciences qui s'est exprimée ici il y a 50 ans", a encore lancé M. Obama. "Ô Etats-Unis, je sais que le chemin sera long, mais nous pouvons y arriver (...) c'est ainsi que lorsque quelqu'un hésite, quelqu'un d'autre l'entraîne et lui dit, en avant, marchons", s'est-il écrié.

Souvenirs d'un vétéran

Leo Boughjon, 70 ans, Noir américain, était présent le 28 août 1963 lors de la première "Marche sur Washington" pour protester contre la ségrégation et écouter le discours du pasteur King. Cinquante ans plus tard, il est revenu manifester. Casquette sombre sur la tête et épaisse moustache grisonnante, le vieil homme, diplômé d'Histoire et de science politique, s'est rappelé de tout.

"L'enthousiasme" d'abord et "l'esprit festif" qui régnaient lors de cette journée, qui avait rassemblé près de 250'000 personnes devant le mémorial d'Abraham Lincoln.

"Je suis originaire de Chicago et le 28 août 1963 je suis venu à Washington spécialement pour la marche. J'ai toujours eu une conscience politique et je voulais apporter ma contribution" au mouvement antiségrégationniste, a raconté Leo Boughjon dans le cortège le conduisant mercredi sur le National Mall.

Leo avait subi de plein fouet durant sa jeunesse les injustices en raison de la couleur de sa peau. "C'était très similaire au régime de l'apartheid en Afrique du Sud", a comparé M. Boughjon. "Il fallait connaître ce que l'on pouvait ou ne pouvait pas faire".


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