Correa veut une garantie d'un "procès équitable" pour Julian Assange

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WikiLeaks Le président d'Equateur Rafael Correa a estimé mercredi soir que Julian Assange ne bénéficierait pas d'un "procès équitable" aux Etats-Unis.

  30.08.2012, 10:21
Julian Assange est apparu juste au-dessus des policiers qui le surveillent.

Craignant une "persécution politique"  le président d'Equateur Rafael Correa a estimé que Julian Assange n'aurait pas un "procès équitable" aux Etats-Unis. Le fondateur de WiKiLeaks a lui déploré le "manque de neutralité" de la Suède.

"Au cas où il serait extradé aux Etats-Unis, il n'y a aucune garantie d'un procès équitable", a affirmé M. Correa dans un entretien à la chaîne publique Gama, à propos du militant cyber, auquel l'Equateur a accordé le 16 août dernier l'asile politique.
 
"Ce que nous voulons, c'est garantir une procédure juste et le droit à la vie de M. Assange, mais il y a des indices claires, graves, de persécution politique", a ajouté le dirigeant socialiste, qui entretient des relations conflictuelles avec les Etats-Unis.
 
Critique lancée
 
Interrogé sur la durée que pourrait prendre cette affaire, le président Correa est resté évasif: "cela pourrait se résoudre demain, ou dans des mois ou des années", a-t-il répondu.
 
Pour le chef de l'Etat, seules trois solutions sont envisageables: offrir à Julian Assange des "garanties de non extradition vers un pays tiers", "qu'un magistrat suédois accepte de l'interroger à l'ambassade d'Equateur à Londres" ou enfin que l'Angleterre lui "accorde un sauf-conduit".
 
"La Suède a jeté la neutralité dans les poubelles de l'histoire", a affirmé de son côté à cette chaîne équatorienne Julian Assange, interrogé depuis l'ambassade d'Equateur à Londres, où il est réfugié depuis le 19 juin afin d'échapper à une extradition vers le pays scandinave où il est accusé de viol et d'agression sexuelle.
 
Le militant cyber australien redoute d'être transféré par la Suède aux Etats-Unis pour y répondre d'espionnage après la divulgation par son site de 250'000 télégrammes diplomatiques américains, craignant d'y encourir la peine capitale.
 
Accusation par Assange
 
Après d'"importantes avancées sociales" dans les années 70, la Suède a "changé d'une manière très triste", a-t-il observé, regrettant notamment que ses forces militaires soient sous le commandement des Etats-Unis en Afghanistan".
 
La Suède est "le premier pays dont le Parlement a voté l'envoi d'avions en Libye, c'est le fabriquant d'armes numéro un par tête d'habitant, quasiment le double de ce que produit Israël", a également poursuivi Julian Assange.
 
De son côté, le président équatorien Correa, également interrogé par la chaîne, s'est abstenu de commenter ces propos.
 
"Je ne veux pas m'exprimer sur un pays que nous aimons tant comme la Suède, sur un peuple tant respecté et proche de l'Amérique latine car il a accueilli nombre de Réfugiés et d'exilés des dictatures sanglantes", a-t-il dit.

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