Départementales en France: victoire de la droite, qui remporte 66 des 101 départements

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politique La France se réveille bleue lundi après les élections départementales de dimanche. L'opposition de droite a remporté 66 des 101 départements, infligeant ainsi une lourde défaite à la gauche. Le FN ne gagne aucun département.

  07.08.2015, 15:15
Pour le chef de l'UMP Nicolas Sarkozy, "Une nouvelle étape s'ouvre, l'espoir renaît pour la France. (...) L'alternance est en marche, rien ne l'arrêtera".

A deux ans de la présidentielle, la gauche a essuyé une lourde défaite dimanche lors des élections départementales en France. Divisée, elle a été battue par l'opposition de droite qui a remporté 66 des 101 départements, selon les résultats compilés par l'AFP.

La gauche l'a emporté dans 33 départements et un département, le Vaucluse (sud), restait incertain. Vingt-cinq départements ont donc basculé de gauche à droite, et un seul, la Lozère (sud), a fait le chemin inverse.

Le Front national (FN) a, quant à lui, engrangé de nombreux élus à l'issue du second tour. Mais le parti de Marine Le Pen n'a pas réussi son pari de prendre la direction d'au moins un département, a reconnu le numéro deux du FN, Florian Philippot.

La formation d'extrême droite jugeait initialement "crédible" d'emporter le Vaucluse, où s'est implantée son étoile montante Marion Maréchal-Le Pen, nièce de sa présidente, et l'Aisne (nord).

Hollande perd sa région

Ces élections départementales étaient considérées comme un avant-dernier test dans la perspective de la présidentielle, avant des régionales à la fin 2015. Jusqu'à présent, la gauche était à la tête de 61 départements et la droite de 40.

Parmi ses pertes les plus symboliques, ont basculé à droite la Corrèze (sud-ouest), département du président François Hollande, et l'Essonne, près de Paris, fief du premier ministre Manuel Valls.

La gauche s'est montrée "trop dispersée" et "connaît un net recul", a admis Manuel Valls, qui a multiplié ces dernières semaines les meetings pour faire barrage au FN. Le premier ministre socialiste a dénoncé à nouveau "des scores beaucoup trop élevés de l'extrême droite". Selon lui, le FN constitue "un danger mortel" et "peut gagner l'élection présidentielle" de 2017.

L'enracinement de l'extrême droite dans les campagnes et dans le paysage politique français a confirmé que le pays était entré dans le tripartisme. Ce phénomène est "durable", selon le politologue Pierre Martin.

"Désaveu" du PS

M. Valls a encore dit avoir entendu "l'attente" voire la "colère" des Français. Mais il entend garder le cap. Il a promis de redoubler "d'énergie avec toujours comme priorité l'emploi, l'emploi, l'emploi." Il a annoncé pour les "prochains jours" de "nouvelles mesures en faveur de l'investissement privé et public", ainsi que des mesures pour favoriser la création d'emplois dans les petites et moyennes entreprises.

Nicolas Sarkozy a, de son côté, estimé que "le désaveu à l'égard du pouvoir est sans appel". "Ce sont le mensonge et le déni, c'est l'impuissance, qui ont été sanctionnés", a fait valoir le chef de l'UMP.

"Une nouvelle étape s'ouvre, l'espoir renaît pour la France. (...) L'alternance est en marche, rien ne l'arrêtera", a conclu l'ancien président de la république, annonçant que l'UMP hâterait la rédaction de son projet d'alternance face au "socialisme le plus archaïque d'Europe".

Remaniement attendu

Au premier tour, la gauche s'était montrée désunie, l'extrême gauche et les écologistes refusant de soutenir un gouvernement socialiste à la politique jugée trop libérale. Cet éparpillement a profité à l'opposition de droite, au premier rang de laquelle figure l'UMP, allié aux centristes de l'UDI. Les présidents des conseils départementaux doivent être désignés jeudi.

Le président François Hollande a laissé entendre qu'il ne changerait pas de politique après le scrutin départemental. Manuel Valls restera ainsi en place. Un remaniement de plus ou moins grande ampleur est cependant attendu dans les semaines à venir et à cette occasion, les écologistes pourraient à nouveau faire partie de l'exécutif.

Le président socialiste ne dispose que d'une majorité étriquée au Parlement et un remaniement pourrait l'aider à élargir ses soutiens. La période est délicate pour un chef d'Etat qui reste toujours très impopulaire, sur fond de reprise économique poussive et de chômage solidement campé au-dessus de 10% de la population active.


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