Ebola: inquiétudes et renforcement des contrôles sur plusieurs continents

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EBOLA L'inquiétude face au virus de l'Ebola gagnait ce week-end tant les Etats-Unis, l'Europe que l'Amérique latine. Alors que le FMI a lancé un appel au calme, l'ONU s'est montrée plus alarmiste. Plusieurs Etats ont d'ailleurs déjà décidé de renforcer les contrôles aux frontières et dans les aéroports.

  12.10.2014, 22:37
Christine Lagarde a demandé au monde de ne pas isoler les pays d'Afrique de l'Ouest touchés.

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a pressé samedi le monde de ne pas frapper d'ostracisme la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone. La mobilisation de la communauté internationale "doit servir à éradiquer Ebola, pas à isoler les pays eux-mêmes", où est concentrée l'épidémie qui a déjà fait plus de 4'000 morts, a-t-elle insisté.

"Nous devons faire preuve d'une extrême prudence pour ne pas terroriser la planète vis-à-vis de l'Afrique dans son ensemble", a ajouté Mme Lagarde dans une intervention à Washington.

Selon la Banque mondiale (BM), l'épidémie pourrait coûter plus de 32 milliards de dollars à l'Afrique de l'Ouest d'ici fin 2015. Ailleurs sur le continent, "les affaires doivent continuer, les économies des autres pays doivent continuer à agir et à créer des emplois", a insisté Mme Lagarde lors de la session d'automne du FMI et de la BM.

"Le virus est plus rapide que nous"

Les Nations unies avaient souligné vendredi la vitesse de progression de l'épidémie. "Le virus est plus rapide que nous et la situation empire de jour en jour", avait déclaré Anthony Banbury, le chef de la mission de l'ONU pour la lutte contre Ebola (UNMEER), créée il y a deux semaines. "Il est encore temps de nous battre et de gagner la bataille", avait-il cependant estimé, insistant sur la prévention et la préparation dans les pays encore épargnés.

Les états en Europe comme sur le continent américain multiplient les contrôles sur les voyageurs venant des trois pays d'Afrique de l'Ouest. Aux Etats-Unis, les contrôles ont commencé samedi à l'aéroport J.F. Kennedy de New York. Même chose au Canada, qui a carrément conseillé à ses ressortissants de quitter ces pays africains "tant que des vols commerciaux sont encore disponibles".

La Grande-Bretagne a elle organisé samedi un exercice de grande ampleur, impliquant des centaines de personnes, y compris des ministres, pour tester la capacité du pays à faire face à l'apparition de cas d'Ebola sur son territoire.

L'inquiétude a aussi gagné l'Amérique latine ce week-end. Le Brésil a été soulagé d'apprendre samedi qu'un Guinéen de 47 ans mis en quarantaine n'était finalement pas porteur du virus d'Ebola. Mais la prudence prévaut, tout comme dans deux pays voisins, le Pérou et l'Uruguay, qui ont annoncé une plus grande vigilance dans les ports et les aéroports. Le Mexique et le Nicaragua veulent aussi tenter de contrôler les migrants essayant de gagner les Etats-Unis.

Soignante contaminée au Texas

Aux Etats-Unis, l'Etat du Texas a annoncé dimanche avoir détecté le deuxième cas de contamination du virus Ebola hors d'Afrique, chez une soignante qui s'était occupée du Libérien décédé mercredi à Dallas. Elle se trouve dans un "état stable", selon un médecin. Les autorités sanitaires surveillent en outre toujours 48 personnes ayant côtoyé le Libérien.

Les "tests effectués samedi soir montrent que la soignante du Texas Presbyterian Hospital est infectée par Ebola", ont annoncé les Centres fédéraux américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) dans un communiqué. La malade faisait partie de l'équipe qui a traité le Libérien Thomas Eric Duncan, décédé le 4 octobre.

Les autorités sanitaires américaines ont souligné qu'elles s'étaient préparées à un second cas, mais elles ont confié être "très inquiètes" car le professionnel de Santé portait l'équipement de protection recommandé par les Centres fédéraux américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC). Elles avancent un non-respect du protocole.

Amélioration en Espagne

C'est le deuxième cas de contamination hors d'Afrique, après celui de Teresa Romero, une aide-soignante de 44 ans, qui avait contracté le virus en soignant un missionnaire mourant rapatrié de Sierra Leone. Elle aurait pu toucher son visage avec un gant infecté, selon l'hôpital où elle est soignée.

Hospitalisée depuis lundi à Madrid, elle donne des signes d'amélioration même si son état reste grave. Quinze autres personnes sont en observation dans le même hôpital, mais aucune ne présente de symptômes.


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