Espagne: 10 euros pour s'envoyer des tomates en pleine poire (en vidéo)

chargement

tradition Pour la première fois de son histoire, la "Tomatina" de Buñol en Espagne est devenue payante. Les milliers de participants à cette gigantesque bataille de tomates ont dû débourser 10 euros.

  28.08.2013, 19:42
Des milliers de personnes participent à la gigantesque bataille de tomates dans le cadre de la Fête de la Tomatina à Buñol, en Espagne.

Quelque 20'000 jeunes du monde entier se sont livrés à une gigantesque bataille de tomates sous la pluie mercredi à Buñol, dans l'est de l'Espagne, à l'occasion de la traditionnelle "Tomatina". Un événement devenu payant cette année.

Entassés sur 400 mètres de parcours, sangria et briques de vin à la main, les milliers de participants avaient attendu depuis tôt le matin les six camions chargés de 130 tonnes de tomates, un volume record dans l'histoire de la "Tomatina".

La majorité des jeunes participants venaient cette année d'Australie (19%), du Japon (18%) et de Grande-Bretagne (11%), tandis que les Espagnols ne représentaient qu'une minorité (8%).

Réticences des autorités

Aujourd'hui copiée aux Etats-Unis, la Tomatina est née, selon ses responsables, lorsqu'en 1945, des jeunes de Buñol, petite ville dominée par un château fort mauresque, s'étaient emparés des tomates de l'étalage d'un primeur pendant une bagarre.

Peu à peu, la tradition s'est installée malgré les réticences des autorités, qui l'avaient interdite dans les années 1950. En 1957, la mairie l'a finalement autorisée et organise elle-même depuis cette fête qui a atteint une renommée mondiale dans les années 1980.

Mercredi, le "gazpacho humain" était d'autant plus juteux que face au poids record de tomates lancées, le nombre de participants avait été divisé par deux par rapport aux années précédentes, pour des "raisons de sécurité", selon la mairie de Buñol.

Manifestation payante

C'est aussi au nom de la sécurité que les autorités ont décidé cette année de faire payer un minimum de 10 euros le billet d'entrée. Une décision qui a fait réagir dans une Espagne en crise, certains craignant de voir de plus en plus de mairies en difficultés privatiser leurs fêtes.

"Cela faisait huit ou dix ans que nous avions un problème: la Tomatina n'était pas contrôlée, on ne savait pas combien de gens allaient venir et ce doute, dans un tel événement de masse, comportait un risque", s'est justifié le maire de Buñol, Joaquin Masmano.

Mais la mairie reconnaît également que l'organisation supposait "une lourde charge" pour ses finances publiques, plombées par une dette de 4,1 millions d'euros. Pour la première fois, c'est donc une entreprise privée, SpainTastic, qui a été chargée de vendre les tickets d'entrée.

Le prix "n'a pas empêché que toutes les entrées soient vendues plus de deux semaines avant la fête", affirme SpainTastic. Buñol avait réservé 5000 entrées gratuites pour ses habitants.


Résumé du jour

Ne ratez plus rien de l'actualité locale !

Abonnez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir toutes les infos essentielles de la journée!

Recevez chaque soir les infos essentielles de la journée !

Résumé de la semaine

Ne ratez plus rien de l'actu locale !

Abonnez-vous à notre newsletter et recevez chaque samedi toutes les infos essentielles de la semaine !

Recevez chaque samedi les infos essentielles de la semaine !

À lire aussi...

live
PandémieCoronavirus: toutes les nouvelles du mardi 26 octobreCoronavirus: toutes les nouvelles du mardi 26 octobre

TensionsSoudan: le premier ministre renversé ramené chez luiSoudan: le premier ministre renversé ramené chez lui

enquêteCinéma – Tir mortel d’Alec Baldwin: assistant déjà licencié pour un accident avec une armeCinéma – Tir mortel d’Alec Baldwin: assistant déjà licencié pour un accident avec une arme

coutumesJapon: la princesse Mako s’est mariée après une longue controverseJapon: la princesse Mako s’est mariée après une longue controverse

réseaux sociauxFake news: YouTube suspend la chaîne du président brésilien Bolsonaro pour une semaineFake news: YouTube suspend la chaîne du président brésilien Bolsonaro pour une semaine

Top