Catalogne: poursuites pour rébellion contre l'exécutif catalan, Carles Puigdemont à Bruxelles

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CRISE L'Etat espagnol entend prendre les rênes de l'administration de la Catalogne et organiser des élections régionales, alors que le président de cette dernière, Carles Puigdemont, en a déclaré l'indépendance. Lundi, le parquet espagnol a requis des poursuites pour rébellion contre l'exécutif catalan, dont le président destitué Carles Puigdemont.

  30.10.2017, 07:34
Lundi, le drapeau de l'Espagne flotte toujours sur le Palais du gouvernement catalan.

Le président indépendantiste catalan destitué par Madrid, Carles Puigdemont, se trouve ce lundi à Bruxelles, a affirmé une source gouvernementale espagnole à l'AFP. Le quotidien catalan La Vanguardia affirmait pour sa part qu'il était accompagné d'autres membres de l'exécutif catalan.

Le parti indépendantiste a par ailleurs annoncé qu'il participerait aux élections régionales convoquées le 21 décembre par l'Etat espagnol qui a placé la Catalogne sous sa tutelle.

"Le 21, nous irons aux urnes, nous irons avec conviction et nous sommes très attachés à ce que la société catalane puisse s'exprimer", a dit à la presse la porte-parole du parti PDeCAT, Marta Pascal, trois jours après une proclamation d'indépendance au Parlement catalan qui a été suivie d'une prise de contrôle de la région par Madrid.

Poursuivis pour rébellion

Lundi, premier jour sous tutelle de la Catalogne, le parquet espagnol a requis des poursuites pour rébellion, sédition et détournement des fonds publics contre le président Carles Puigdemont et d'autres membres de l'exécutif catalan, destitués vendredi, relaie le média espagnol El País.

Ils sont accusés d'avoir provoqué la crise institutionnelle ayant mené à une déclaration d'indépendance.

Un membre de l'exécutif destitué présent à son bureau

Un membre du gouvernement catalan destitué a assuré lundi qu'il continuait à exercer ses responsabilités en postant une photo de lui dans son bureau. Il agit ainsi en dépit de la mise sous tutelle de la Catalogne par Madrid après à la déclaration d'indépendance de son parlement.

"Au bureau, pour assumer les responsabilités que nous a confiées le peuple de Catalogne", écrit sur Twitter Josep Rull, en charge des infrastructures, des travaux publics et des transports dans le gouvernement déchu du président indépendantiste Carles Puigdemont. La photo qui accompagne ce texte le montre assis à son bureau, sur lequel est posé un journal daté du 30 octobre.

 

 

Premier jour sous tutelle

Après la démonstration de force des anti-indépendantistes dimanche à Barcelone, la vie reprend son cours lundi matin en Catalogne. C'est la première journée d'administration directe de la région par le gouvernement espagnol.

Mariano Rajoy a ordonné vendredi la mise sous tutelle de la généralité afin d'étouffer toutes les velléités d'indépendance des autorités locales dont la destitution a été prononcée. Cette période de transition devrait courir jusqu'au 21 décembre, date retenue pour des élections régionales anticipées.

 

 

ATS

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