Etat islamique: l'armée irakienne remporte un rare succès en brisant un siège

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conflit Dans son combat contre les jihadistes de l'Etat islamique (EI), dimanche en marqué du signe de la victoire après la reprise de la ville turcomane chiite d'Amerli, à 160 km au nord de Bagdad.

  31.08.2014, 17:29
Des Turkmènes chiites irakiens de Amirli secourus à l'aide d'un hélicoptère de l'armée irakienne.

L'Armée irakienne, appuyée par des milliers de miliciens, a brisé dimanche le siège de la ville turcomane chiite d'Amerli, dont les habitants manquaient d'eau et de nourriture. Les troupes irakiennes ont ainsi enregistré une rare victoire dans son combat contre les jihadistes de l'Etat islamique (EI).

Bénéficiant d'un soutien aérien irakien mais aussi américain, les soldats, appuyés également dans leur assaut lancé samedi par des combattants kurdes, sont parvenus à entrer dans la ville située à 160 km au nord de Bagdad.

"Il s'agit d'un succès très important", a déclaré le général Qassem Atta, porte-parole des services de sécurité, tout en soulignant que des combats avaient toujours lieu dans certains secteurs. L'ONU avait dit craindre un "massacre" en cas de prise de la ville par les jihadistes sunnites ultra-radicaux.

Les habitants de cette ville de quelque 20'000 âmes ont pris les armes et résisté durant plus de deux mois à l'un des sièges les plus longs depuis le début de l'offensive jihadiste en Irak le 9 juin.

Ils manquaient d'eau, de nourriture et de médicaments. Samedi, les Etats-Unis, l'Australie, la France et la Grande-Bretagne ont largué environ 40'000 litres d'eau potable et 7000 repas, selon le Pentagone. "En soutien à l'opération humanitaire", les Etats-Unis ont procédé à "des frappes à proximité contre des terroristes de l'EI".

Obama sans stratégie

L'entrée des forces irakiennes dans la ville est l'un des rares succès enregistrés face aux jihadistes, après la déroute de l'armée au début de l'offensive de l'EI qui s'est emparé en quelques jours de larges pans de territoire à l'ouest, au nord et à l'est de Bagdad.

Commencé le 8 août, le soutien aérien américain, premier engagement militaire des Etats-Unis en Irak depuis le retrait de leurs troupes fin 2011, a joué un rôle crucial dans la prise à l'EI le 17 août du barrage de Mossoul, par l'armée et les forces kurdes, qui ont reçu en outre des armes de Washington. Samedi, des frappes aériennes américaines ont aussi visé des positions de l'EI près du barrage.

Accusés par l'ONU de "nettoyage ethnique", les jihadistes de l'EI, également engagés dans la guerre en Syrie voisine, ont multiplié les exactions dans les régions conquises dans ces deux pays. Les combattants ont poussé à la fuite des centaines de milliers d'habitants.

Alors que le président américain Barack Obama a reconnu ne "pas encore avoir de stratégie" contre l'EI, son chef de la diplomatie John Kerry, attendu dans la région après un sommet de l'OTAN les 4 et 5 septembre, doit s'employer à réunir "la plus large coalition de nations possible" contre ces jihadistes aussi bien en Syrie qu'en Irak.

M. Kerry a souligné que M. Obama proposerait un plan d'action à une réunion de l'ONU en septembre, après que le roi Abdallah d'Arabie saoudite a prévenu que l'Occident serait la prochaine cible de ces jihadistes, à moins qu'il n'agisse "rapidement".

Apaisement avec Doha

La menace jihadiste a conduit les monarchies du Golfe à mettre en sourdine leurs querelles, conscientes que le soutien du Qatar aux Frères musulmans n'est plus une priorité, selon des analystes. Face aux actions spectaculaires de l'EI, les riches monarchies pétrolières redoutent une progression des combattants vers leurs territoires où une partie de l'opinion publique est perméable à leur idéologie radicale, ajoutent ces experts.

Les ministres des Affaires étrangères du Conseil de coopération du Golfe (CCG )(Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats, Koweït, Oman et Qatar) ont opté pour l'apaisement en annonçant samedi, à l'issue d'une réunion à Jeddah, un accord sur "les bases et les normes pour surmonter au plus tôt" le contentieux avec le Qatar.

Signe de leur inquiétude croissante, l'Arabie saoudite et ses partenaires du CCG se sont déclarés samedi prêts à agir "contre les menaces terroristes", mais veulent "plus de détails" sur ce que Washington pourrait leur demander dans le cadre d'une "coalition" pour combattre les jihadistes en Syrie et en Irak.


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