Grande-Bretagne: la Cour suprême décide l'extradition de Julian Assange

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WikiLeaks La Cour suprême de Grande-Bretagne a confirmé mercredi matin la décision d'extrader Julian Assange vers la Suède, qui obtient cependant un sursis.

  30.05.2012, 11:50
Depuis qu'il a été arrêté en décembre 2010 à Londres et assigné à résidence en Grande-Bretagne, l'Australien a cherché par tous les moyens à échapper au mandat d'arrêt de la Suède dans une affaire de viol et d'agressions sexuelles, clamant son innocence.

La plus haute instance judicaire de Grande-Bretagne a confirmé mercredi la décision d'extrader Julian Assange vers la Suède où il est soupçonné d'agressions sexuelles. Mais ses avocats ont obtenu de manière inattendue un sursis de quatorze jours en vue d'une éventuelle réouverture du dossier.

Durant cette période, aucune mesure d'extradition ne peut être rendue. Les sept juges de la plus haute juridiction britannique ont pris leur décision par cinq voix contre deux.

"La requête en faveur de l'extradition de M. Assange a été faite dans les règles et son appel contre son extradition est donc débouté", a déclaré le président de la Cour suprême, lors d'une audience d'à peine une dizaine de minutes. L'Australien était absent, bloqué dans les embouteillages aux dires d'un de ses partisans.

La défense d'Assange avait contesté la régularité de la demande de Stockholm car le mandat d'arrêt a été émis par un procureur agissant au nom de l'Etat suédois, ce qui n'offre, à ses yeux, aucune garantie d'"indépendance et d'impartialité".

Accusé de viol

Arrêté en décembre 2010 en Grande-Bretagne puis assigné à résidence, Julian Assange est réclamé par la justice suédoise qui veut l'interroger sur les accusations de viol et d'agressions sexuelles lancées par deux femmes qui avaient travaillé comme bénévoles pour le site Internet WikiLeaks.

Il a toujours clamé son innocence, assurant avoir eu des relations librement consenties avec ses deux accusatrices et dénoncé un complot pour le faire taire. WiKiLeaks était devenu la hantise des chancelleries en 2010, en divulguant des milliers d'informations diplomatiques confidentielles.

La décision de la Cour suprême ouvrait théoriquement la voie à une extradition sous dix jours d'Assange, sauf si ce dernier se tournait vers la Cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg, un recours susceptible dans certains cas de stopper la procédure.

Mais à la surprise générale, les avocats de l'Australien ont obtenu de la plus haute juridiction britannique un délai de quatorze jours afin de présenter une éventuelle demande de réouverture du dossier. Certains juges ont fondé leur décision sur un point de droit qui n'avait pas été évoqué lors des audiences, selon les défenseurs.

Imbroglio juridique

L'affaire, déjà fort complexe, ne s'arrêterait pas là pour autant: si cette nouvelle demande était repoussée, Julian Assange aurait encore sept jours pour se pourvoir devant la Cour européenne des droits de l'homme.

Si l'une de ces deux options est adoptée, cela bloquera à nouveau le processus d'extradition et un verdict définitif pourrait ne pas être prononcé avant plusieurs mois.

L'un des avocats de l'Australien a précisé mercredi qu'ils n'avaient pas encore décidé s'ils feraient appel. Il est convaincu que M. Assange serait de toute façon "blanchi et acquitté" s'il était extradé en Suède.

Julian Assange avait acquis une célébrité internationale en novembre 2010 lorsque WikiLeaks avait mis en ligne des milliers de télégrammes diplomatiques du département américain d'Etat, concernant l'Irak et l'Afghanistan.

Documents diplomatiques révélés

Le site Internet a été accusé de mettre en danger la vie des personnes citées dans ces documents diplomatiques, notamment de celles ayant eu des conversations sous le sceau du secret avec des diplomates et des agents de renseignement dans des pays où de tels contacts sont dangereux.

Plusieurs sociétés émettrices de cartes de crédit ont depuis pris des mesures pour bloquer presque toutes les donations à WikiLeaks. Avec le manque de nouveaux scoops, cela a contribué à affaiblir le lustre médiatique du site.

Depuis son arrestation, Julian Assange est assigné à résidence dans le manoir d'un sympathisant dans l'est de l'Angleterre. Il collabore avec la chaîne publique russe d'information en anglais RT (Russia Today) depuis avril. Selon elle, l'émission du fondateur de WikiLeaks va "continuer" malgré ses ennuis judiciaires.


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