Irak: les otages de l'Etat islamique, libérés par un commando américain, parlent de leur captivité

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terrorisme En début de semaine, une vidéo montrant un commando kurdo-américain libérant une septantaine d'otages de l'Etat islamique avait fait le tour du monde. Mercredi, certains d'entre eux ont livré leur premier témoignage sur les conditions atroces de leur détention et sur l'imminence de leur exécution.

  28.10.2015, 10:19
Libérés, les otages remercient les soldats qui leur ont sauvé la vie.

L'opération, spectaculaire, a fait la une des médias du monde entier. En fin de semaine dernière, un commando composé de soldats kurdes et américains est parvenu à libérer 69 otages, détenus par les islamistes de l'Etat islamique dans une prison de Hawija, en Irak. L'opération s'était soldée par la mort de 20 terroristes et l'arrestation de 6 d'entre eux. Un soldat américain a également perdu la vie.

Les prisonniers, tous irakiens, étaient, selon le Pentagone, sur le point d'être exécutés. 

Dans cette vidéo d'une quinzaine de minutes, qui commence avec les images de leur libération, plusieurs d'entre eux racontent leur détention, la torture, la peur.

Le premier à s'exprimer s'appelle Mohammed Hassan Abdullah, selon une traduction de l'International Business Times. Responsable de la police d'Hawija, il explique avoir été torturé: "avec des chocs électriques, puis en nous mettant des sacs sur la tête jusqu'à ce qu'on perde connaissance. Et ils recommençaient avec les décharges électriques.

Selon lui, les djihadistes exécutaient 2,3 ou 4 otages tous les jours. "Ils torturaient les gens jusqu'à ce qu'ils avouent et quand ils avouaient, ils les exécutaient. 

Un Autre policier, Saad Khelef Ali Feraj a lui aussi été torturé. Son frère a été décapité. "Ils m'ont rapporté sa tête, pas le corps. Je n'ai pu enterrer que la tête." Et puis il fond en larmes.

Le site kurde Rudaw a interrogé plusieurs d'entre eux. Hassan Hussein dit par exemple avoir subi plusieurs exécutions factices. "Ils mettaient un pistolet sur ma tête et m'obligeaient à avouer. La plupart des gens avouaient n'importe quoi et étaient ensuite exécutés."

Akram Hussein Mohamed Zahir, lui aussi libéré en fin de semaine dernière, a montré aux journalistes les nombreuses marques sur son corps. "Partout, sur ma tête, sur mes jambes, dans mon dos. Ils m'ont cassé les dents. Et à la fin, ils m'ont donné la date de mon exécution. Ils m'ont dit: "tu es mort".

Enfin, Mohamed Abdul Jobouri, qui vient comme la plupart de ses camarades d'infortune d'Hawija, raconte qu'il était au chômage depuis 18 mois. Sa famille était affamée. L'Etat islamique lui a offert une bonbonne de gaz et un peu d'argent pour qu'il travaile pour lui. Il a refusé et s'est retrouvé dans cette prison. "Ils voulaient je tue mes frères musulmans."


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