04.02.2018, 22:54

Italie: la fusillade raciste choque le pays, en pleine montée de la droite

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Le tireur a blessé cinq hommes et une femme originaires du Mali, du Ghana et du Nigeria.

violence La fusillade raciste survenue samedi à Macerata, dans le centre de l'Italie, a choqué le pays. A un mois des législatives du 4 mars à l'issue très incertaine, mais marquée par une montée de la droite, cette violence inquiète.

L'expédition punitive contre des Africains qui a fait six blessés samedi à Macerata, dans le centre de l'Italie, a glacé le pays à un mois jour pour jour des élections législatives. Le tireur a expliqué son geste après avoir appris le meurtre d'une jeune fille de 18 ans et l'arrestation d'un Nigérian soupçonné de cet assassinat.

Cet homme de 28 ans, crâne rasé, tatouage d'inspiration fasciste sur la tempe, a vidé samedi matin deux chargeurs avec un pistolet semi-automatique dans les rues de Macerata, une commune de 43'000 habitants non loin de la côte adriatique. Il a blessé cinq hommes et une femme originaires du Mali, du Ghana et du Nigeria.

 

 

>> À lire aussi: Italie: un militant d'extrême-droite tire sur des migrants à Macerata, 6 blessés

 

Montée de la droite

Ce fait divers inquiète l'Italie, à un mois des législatives du 4 mars à l'issue très incertaine, mais marquée par une montée de la droite. "Nous devons être épouvantés", a estimé l'éditorialiste du Corriere della Sera, pour qui ce genre d'incidents peut se reproduire quand le "discours de haine" devient une "forme habituelle de polémique politique".

Le tireur s'était présenté aux municipales l'an dernier sous l'étiquette de la Ligue du Nord, parti d'extrême droite et anti-immigration. Le chef de la Lega, Matteo Salvini, a certes condamné samedi l'attaque de Macerata, tout en dénonçant aussitôt l'"invasion migratoire" source d'"affrontement social".

 

>> À lire aussi: Italie: "Mein Kampf" d'Adolf Hitler retrouvé chez Luca Traini qui a tiré sur des migrants à Macerata

 

Dimanche, il a à nouveau dénoncé l'"immigration clandestine", affirmant que les Italiens n'étaient pas racistes, mais qu'ils voulaient vivre dans un "pays civil", où on "vit et on travaille tranquillement".

L'éditorialiste de La Repubblica s'interrogeait dimanche sur les conséquences du "venin inoculé" en Italie par certains hommes politiques. Ce quotidien proche de la gauche rappelle ainsi la "défense de la race blanche" récemment prônée par un candidat de la droite à Milan, ou encore les raids perpétrés fin 2017 par des groupuscules d'extrême droite contre des associations d'aide aux migrants.

ATS

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