La Bosnie a demandé son entrée dans l'Union Européenne

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Union Européenne Lundi, la Bosnie-Herzégovine a officiellement demandé son adhésion à l'Union Européenne. Alors que le Brexit britannique fait débat, les 28 États membres vont analyser cette requête.

  15.02.2016, 10:07
La Bosnie-Herzégovine, qui regroupe la Fédération de Bosnie-Herzégovine et la République serbe de Bosnie, est une ancienne république de l'ex-Yougoslavie.

La Bosnie a officiellement demandé à faire partie de l'Union européenne, a annoncé lundi la Haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini. Sarajevo n'a toutefois pas encore rempli toutes les conditions.

Ce sera donc l'occasion pour les responsables européens d'appeler le pays à accélérer les réformes promises tout en prévenant qu'il ne rejoindra pas l'UE avant "quelques années". 2016 sera "une année pleine de défis", a reconnu le président en exercice de la présidence collégiale de Bosnie, Dragan Covic, lors d'une cérémonie à Bruxelles où la demande d'adhésion du pays a été solennellement remise à la présidence néerlandaise de l'UE.

"Nous devons améliorer notre économie" et "nous aurons des élections locales qui seront une occasion de démontrer que nous pouvons réformer notre pays", a-t-il expliqué. "Nous voyons que notre premier voisin, la Croatie, est déjà membre de l'UE. Le Monténégro et la Serbie sont aussi sur le chemin de l'intégration à l'UE. La Bosnie-Herzégovine fait également partie de ce continent!".

Qualifiée en 2003 comme "candidat potentiel" à l'entrée dans l'UE, la Bosnie n'a jamais réussi à officiellement obtenir ce statut, en raison de querelles politiciennes entre communautés serbe, croate et musulmane, qui y empêchaient toute réforme.

Nouvelle approche

Pour essayer de relancer le processus l'UE a adopté une nouvelle approche, en 2014, sous l'impulsion du Royaume-Uni et de l'Allemagne. Il s'agissait de laisser de côté les difficiles révisions constitutionnelles et de se concentrer sur des réformes pour relancer l'économie et créer des emplois, alors que le taux de chômage est supérieur à 40% dans ce pays de 3,8 millions d'habitants.

Le parlement bosnien a ensuite adopté, en février 2015 une déclaration promettant des réformes, dont certaines ont depuis été mises en oeuvre, comme celle du marché du travail. Les dirigeants européens qui assistaient à la cérémonie ont tous martelé que le pays devait "maintenir la dynamique positive actuelle en continuant à mettre en oeuvre les réformes", comme l'a indiqué le ministre néerlandais des Affaires étrangères Bert Koenders.

"Des progrès significatifs dans la mise en oeuvre de l'agenda des réformes sont nécessaires pour que l'UE examine la demande d'adhésion", a-t-il ajouté. "Ce que vous avez réalisé dans les derniers mois est remarquable, vous avez fait beaucoup pour présenter une candidature crédible", a tenu à souligner le commissaire européen à l'Elargissement, Johannes Hahn.

Mais "ceci est le début d'un long voyage. Nous devons vous dire clairement qu'une adhésion n'est pas possible sous quelques mois, pas même quelques années. Mais cela offre une perspective européenne claire" à la Bosnie, a-t-il poursuivi.

 
ATS

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