La Turquie propose à la Russie de coopérer pour combattre l'Etat islamique

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Etat islamique Alors que Moscou a accepté d'améliorer ses relations avec Ankara, la Turquie a proposé lundi à la Russie de coopérer pour combattre l'EI en Syrie. La présidence russe a dit vouloir examiner cette idée.

  04.07.2016, 16:43
Mevlut Cavusoglu et son homologue russe Sergueï Lavrov étaient tombés d'accord vendredi à Sotchi pour renforcer leurs contacts militaires.

La Turquie a proposé lundi à la Russie une coopération dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie. Cela ne devrait toutefois pas impliquer l'ouverture de la base aérienne turque d'Incirlik à des éléments de l'armée russe.

Moscou a accepté d'améliorer ses relations avec Ankara après la lettre adressée par le président turc Recep Tayyip Erdogan exprimant ses regrets concernant l'avion russe abattu l'an passé par la défense antiaérienne turque près de la frontière syrienne.

Le ministre turc des affaires étrangères Mevlut Cavusoglu avait affirmé dimanche, dans une intervie à la chaine TRT, que la Turquie coopère "avec tous ceux qui combattent Daech. C'est ce que nous faisons depuis un certain temps et nous avons ouvert la base aérienne d'Incirlik à ceux qui veulent activement participer à la lutte contre Daech".

"Pourquoi ne pas coopérer avec la Russie suivant les mêmes termes ?" s'était-il interrogé. "Daech est notre ennemi commun et nous devons combattre cet ennemi".

Mauvaise interprétation

Lundi, le chef de la diplomatie a toutefois rejeté l'interprétation qui a été faite de ses propos. "Nous avons dit que nous pourrions coopérer avec la Russie pour combattre Daech à l'avenir. Je n'ai jamais fait de commentaires concernant la venue d'avions russes sur la base aérienne d'Incirlik", a-t-il dit.

Si l'Etat islamique est présenté par le gouvernement turc comme un ennemi commun, la Turquie et la Russie soutiennent des camps opposés dans la guerre civile syrienne. Les autorités turques se posent en adversaire du régime de Bachar al Assad soutenu fermement par la Russie et l'Iran.

Les pays de l'Otan, dont la Turquie fait partie, pourraient voir d'un mauvais oeil une éventuelle présence russe à Incirlik. Cette base abrite des avions américains, allemands, britanniques, saoudiens et qataris qui participent à la coalition internationale contre l'EI.

 

"Déclaration importante"

La présidence russe a qualifié la proposition turque de "déclaration importante qui doit être examinée d'un point de vue militaire et politique", tout en précisant qu'aucun contact n'avait été pour l'instant établi avec la Turquie sur cette éventualité.

M. Cavusoglu et son homologue russe Sergueï Lavrov étaient tombés d'accord vendredi à Sotchi (sud-ouest de la Russie) pour renforcer leurs contacts militaires, y compris sur la Syrie, au cours d'une première rencontre destinée à relancer leurs relations après des mois de grave crise diplomatique.

ATS

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