27.10.2019, 14:28

Le chef de l'Etat islamique Abou Bakr al-Baghdadi est mort "comme un lâche", annonce Donald Trump

chargement
Le président Donald Trump.

terrorisme Le chef de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi, a été visé par une opération militaire américaine dans le nord-ouest de la Syrie dans laquelle il a été tué, confirme Donald Trump.

Donald Trump a annoncé dimanche la mort du chef du groupe Etat islamique (EI), Abou Bakr al-Baghdadi lors d'une opération militaire dans le nord-ouest de la Syrie. Ce succès pour le président américain a été accueilli avec prudence par ses alliés européens.

"Abou Bakr al-Baghdadi est mort", a déclaré M. Trump lors d'une allocution depuis la Maison Blanche. Le président américain a livré un récit détaillé du raid au cours duquel le chef de l'EI a été acculé par les forces américaines puis s'est fait sauter avec sa ceinture d'explosifs.

Le chef de l'EI, "calife" autoproclamé en 2014 a un temps présidé aux destinées de 7 millions de personnes en Irak et en Syrie. Il est mort "comme un chien", a ajouté le président américain.

 

 

"Mort comme un lâche"

"Il n'est pas mort comme un héros, il est mort comme un lâche", a-t-il martelé, précisant qu'il s'était fait exploser avec sa "veste" chargée d'explosifs alors qu'il s'était réfugié dans un tunnel creusé pour sa protection. Trois de ses enfants sont morts avec lui, a ajouté le président américain.

"Il est mort après avoir couru dans un tunnel sans issue, gémissant, pleurant et criant", a affirmé le président républicain. "Son corps a été mutilé par l'explosion", a-t-il précisé. "Capturer ou tuer Baghdadi était la priorité absolue de mon administration", a-t-il ajouté, lors d'une allocution suivie d'une longue séquence de questions-réponses avec les journalistes.

 

Abou Bakr al-Baghdadi. Keystone archives

 

Le "califat" territorial de l'EI a été déclaré défait par les Américains en mars dans son dernier réduit en Syrie.

Comme un film

"C'était comme regarder un film", a raconté M. Trump, relatant comment il avait visionné en temps réel le raid américain depuis la "Situation Room" de la Maison Blanche, cette salle sécurisée destinée aux réunions les plus sensibles. Comme pour l'élimination d'Oussama Ben Laden, des caméras avaient été embarquées par les forces spéciales.

En tout début de matinée, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) avait fait état d'une opération de commandos américains héliportés et débarqués dans la nuit dans la région d'Idleb. Les tirs de huit hélicoptères ont visé après minuit une maison et une voiture aux abords du village de Baricha, à quelques kilomètres de la frontière turque, a déclaré le directeur de l'OSDH, qui fait état d'au moins neuf morts, dont deux femmes et un enfant.

Site bloqué

Un groupe djihadiste contrôlant la région a bloqué dimanche l'accès au site visé par l'opération américaine, a constaté un journaliste de l'AFP. Il a précisé que des combattants du groupe Hayat Tahrir al-Cham (HTS), djihadistes rivaux de l'EI qui dominent cette région de la Syrie, avaient pris position autour d'une maison en ruines au milieu des oliviers de Baricha.

Quelques journalistes ont pu brièvement s'approcher des ruines de cette maison totalement détruite. Des pelleteuses étaient à l'oeuvre pour déblayer les gravats.

 

 

Ce développement intervient dans une période d'intense activité militaire dans le nord de la Syrie, où les forces turques ont lancé le 9 octobre une vaste offensive contre les forces kurdes.

De leur côté, Damas et son allié russe ont accéléré le déploiement de leurs troupes à la frontière turque, tandis que les Américains ont annoncé l'envoi de renforts militaires dans l'est pétrolier de la Syrie.

Propagande

La dernière apparition de Baghdadi, la première en cinq ans, remontait à une vidéo de propagande du 29 avril où il appelait ses partisans à poursuivre le combat.

En septembre, il avait appelé dans un enregistrement audio ses partisans à "sauver" les djihadistes détenus dans les prisons et leurs familles vivant dans des camps de déplacés notamment en Syrie et en Irak.

 

A lire aussi : Terrorisme: le chef de l'EI apparaît pour la première fois en 5 ans dans une vidéo

 

C'est à Mossoul, en Irak, que le chef de l'EI a fait sa seule apparition publique connue, en juillet 2014, à la mosquée al-Nouri.

De son vrai nom Ibrahim Awad al-Badri, le chef de l'EI serait né en 1971 dans une famille pauvre de la région de Bagdad. Passionné de football, il a échoué à devenir avocat puis militaire avant d'étudier la théologie.

Al-Qaïda supplanté

C'est lors de l'invasion américaine de l'Irak en 2003 qu'il crée un groupuscule djihadiste sans grand rayonnement avant d'être arrêté et emprisonné dans la gigantesque prison de Bucca.

Libéré faute de preuves, il rejoint un groupe de guérilla sunnite sous tutelle d'Al-Qaïda puis en prend la tête quelques années plus tard. Profitant du chaos de la guerre civile, ses combattants s'installent en Syrie en 2013 avant une offensive fulgurante en Irak.

Le groupe, rebaptisé Etat islamique, supplante Al-Qaïda, tandis que ses succès militaires initiaux et sa propagande soigneusement réalisée attirent des milliers de partisans du monde entier, avant la défaite.

ATS

Résumé du jour

Ne ratez plus rien de l'actualité locale !

Abonnez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir toutes les infos essentielles de la journée!

Recevez chaque soir les infos essentielles de la journée !

Résumé de la semaine

Ne ratez plus rien de l'actu locale !

Abonnez-vous à notre newsletter et recevez chaque samedi toutes les infos essentielles de la semaine !

Recevez chaque samedi les infos essentielles de la semaine !

À lire aussi...

Lettre de Trump à Erdogan: Hillary Clinton se lâche dans un tweet parodiqueLettre de Trump à Erdogan: Hillary Clinton se lâche dans un tweet parodique

PolitiqueEtats-Unis: les Démocrates défendent Biden et sont en faveur de la destitution de TrumpEtats-Unis: les Démocrates défendent Biden et sont en faveur de la destitution de Trump

Top