Le FMI renouvelle sa "confiance" à Christine Lagarde

chargement

justice Inculpée mardi pour négligence dans l'affaire de l'arbitrage en faveur de Bernard Tapie, Christine Lagarde conserve la confiance du Fonds monétaire international dont elle est la directrice générale.

  30.08.2014, 08:31
Christine Lagarde a indiqué mardi former un recours contre une mise en examen qu'elle juge totalement "infondée".

Le Fonds monétaire international (FMI) a renouvelé sa confiance vendredi à sa directrice générale Christine Lagarde. La Française a été mise en examen mardi à Paris, pour "négligence" dans l'enquête sur l'arbitrage controversé dont a bénéficié Bernard Tapie en 2008.

"Le conseil d'administration (du FMI, Ndlr.) a été informé des récents développements sur ce dossier et continue à exprimer sa confiance dans la capacité de la directrice générale à assurer efficacement sa mission", écrit dans un communiqué cet organe de direction du fonds, qui représente ses 188 Etats membres.

L'ancienne ministre de l'Economie française, âgée de 58 ans, est mise en cause par la justice française pour son rôle présumé dans un arbitrage rendu en 2008 en faveur de Bernard Tapie, qui a reçu 403 millions d'euros en réparation de son préjudice lors de la vente de l'équipementier sportif Adidas par la banque Crédit lyonnais.

Tout au long de l'enquête et des auditions de Mme Lagarde à Paris, le FMI n'a cessé d'apporter sa confiance à celle qui a pris la tête de l'institution en juillet 2011 après la démission forcée de Dominique Strauss-Kahn sur fond d'accusation d'agression sexuelle.

Recours annoncé

Le FMI n'a pas fait d'autres commentaires dans son communiqué, jugeant "inapproprié" de s'exprimer sur une affaire, "dont sont saisies depuis quelque temps déjà les autorités françaises".

A l'issue de son audition mardi par la cour de la justice de la République, Mme Lagarde avait affirmé qu'elle n'avait aucunement l'intention de démissionner. Elle avait indiqué former un recours contre une mise en examen qu'elle juge totalement "infondée".

"Après trois années d'instruction, des dizaines d'heures d'audition, la commission s'est rendue à l'évidence que je n'avais été complice d'aucune infraction et a donc été réduite à alléguer que je n'aurais pas été suffisamment vigilante", avait-elle ajouté.

Les enquêteurs avaient choisi en mai 2013 de la placer sous le statut intermédiaire de témoin assisté, mais sa mise en examen a surpris au sein de l'institution de Washington.

Dans le volet non ministériel de cette affaire, cinq personnes, dont M. Tapie ou encore l'ancien directeur de cabinet de Mme Lagarde à Bercy, Stéphane Richard, ont été mises en examen pour "escroquerie en bande organisée".


Résumé du jour

Ne ratez plus rien de l'actualité locale !

Abonnez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir toutes les infos essentielles de la journée!

Recevez chaque soir les infos essentielles de la journée !

Résumé de la semaine

Ne ratez plus rien de l'actu locale !

Abonnez-vous à notre newsletter et recevez chaque samedi toutes les infos essentielles de la semaine !

Recevez chaque samedi les infos essentielles de la semaine !

À lire aussi...

live
directCoronavirus: la Suisse compte 1792 nouveaux cas, 8 décès et 18 hospitalisations en 24hCoronavirus: la Suisse compte 1792 nouveaux cas, 8 décès et 18 hospitalisations en 24h

migrationsCoronavirus: 2020, année de baisse record pour les migrations dans l’OCDECoronavirus: 2020, année de baisse record pour les migrations dans l’OCDE

InsoliteVenise: un gondolier suspendu et privé de son titre pour dopageVenise: un gondolier suspendu et privé de son titre pour dopage

témoignageRépression chinoise au Tibet: «C’est la disparition d’une société qui se joue», témoigne une FribourgeoiseRépression chinoise au Tibet: «C’est la disparition d’une société qui se joue», témoigne une Fribourgeoise

live
MONDECoronavirus: toutes les nouvelles du mercredi 27 octobreCoronavirus: toutes les nouvelles du mercredi 27 octobre

Top